Royaume-Uni : le Premier ministre Starmer condamne les actes de Grok
- Starmer a dénoncé le fait que ce service soit proposé à titre payant et affirmé que le gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger enfants et femmes, en soutien à l’enquête d’Ofcom
Greater London
AA / Londres / Behlul Cetinkaya
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a condamné mercredi la production de contenus sexuels sans consentement par le chatbot IA Grok, développé par la société xAI d’Elon Musk et intégré à la plateforme X.
« Ce que fait Grok est répugnant et honteux. De plus, la décision de proposer ce service contre rémunération est effroyable », a déclaré Starmer lors de la séance hebdomadaire « Questions au Premier ministre » au Parlement.
Il a affirmé que son gouvernement soutenait pleinement l’enquête lancée par l’Office of Communications (Ofcom), l’autorité britannique de régulation des communications, et a précisé que le gouvernement prendrait les mesures nécessaires pour s’assurer de la conformité de X avec la législation britannique.
Réaction du parti Reform UK
Critiquant le parti d’extrême droite britannique Reform UK, qui soutient Musk, Starmer a indiqué que ce parti n’avait pas réagi à la production illégale d’images privées d’enfants et de femmes et s’était opposé à la loi sur la sécurité en ligne. Selon Starmer, cette loi vise notamment à empêcher les enfants d’accéder à des contenus tels que la pornographie, le suicide, l’automutilation et les troubles alimentaires.
Enquête officielle sur X
L’Ofcom a ouvert en début de semaine une enquête officielle sur X en raison des images produites par Grok. L’autorité a averti que si des violations de la législation britannique étaient constatées, X pourrait se voir infliger une amende de 18 millions de livres ou l’équivalent de 10 % de son chiffre d’affaires mondial, et faire l’objet d’une restriction d’accès au réseau.
La ministre britannique des Sciences, de l’Innovation et de la Technologie, Liz Kendall, a précisé que l’article de la loi sur les données adoptée l’année dernière, criminalisant la production et la demande d’images sexuelles falsifiées sans consentement, entrerait en vigueur cette semaine.
* Traduit du turc par Seyma Erkul Dayanc
Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
