Royaume-Uni : l’opposition appelle à sanctionner les entreprises de Trump en cas d’attaque contre le Groenland
- « Il est temps de prendre au sérieux les menaces de Trump », affirme le chef des Libéraux-démocrates Ed Davey, remettant aussi en question la présence de troupes américaines sur le sol britannique
Londres
AA/Londres/ Aysu Bicer
Le chef des Libéraux-démocrates britanniques, principal parti d’opposition, a estimé que le Royaume-Uni devait se tenir prêt à prendre des mesures fermes contre le président américain Donald Trump en cas d’attaque contre le Groenland, y compris en sanctionnant ses entreprises et en réexaminant la présence de forces américaines sur le sol britannique.
Ed Davey a écrit sur, plateforme sociale américaine X appartenant à une entreprise américaine : « Il est temps de prendre au sérieux les menaces de Trump. Dieu nous en garde, si le Groenland était attaqué, le Royaume-Uni devrait immédiatement sanctionner la Trump Organization et se demander sérieusement si nous voulons encore des forces américaines sur notre sol. »
Ces déclarations interviennent dans un contexte de vive polémique suscitée par les propos répétés de Donald Trump sur sa volonté d’acquérir le Groenland, territoire semi-autonome du Danemark, allié du Royaume-Uni et des États-Unis au sein de l’Otan. Les Libéraux-démocrates constituent la troisième force politique au Parlement britannique.
Vendredi, les dirigeants des partis politiques groenlandais ont de nouveau rejeté toute perspective de rattachement aux États-Unis, affirmant : « Nous ne voulons pas être Américains, nous ne voulons pas être Danois, nous voulons être Groenlandais. »
Le même jour, Donald Trump a déclaré : « Nous allons faire quelque chose concernant le Groenland, qu’ils le veuillent ou non, parce que si nous ne le faisons pas, la Russie ou la Chine prendra le contrôle du Groenland, et nous n’allons pas avoir la Russie ou la Chine comme voisin. »
Refusant une nouvelle fois d’exclure une option militaire, il a ajouté : « Je préférerais conclure un accord de manière simple, mais si cela ne se fait pas de manière simple, cela se fera de manière difficile. »
Ces propos ont suscité de nombreuses condamnations, en particulier en Europe, où plusieurs pays ont averti qu’une telle démarche pourrait signifier la fin de l’alliance de l’Otan.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir
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