Burak Bir
15 Juin 2023•Mise à jour: 15 Juin 2023
AA / Londres / Burak Bir
L'ex-Premier ministre britannique, Boris Johnson, a "sciemment induit en erreur le Parlement" au sujet du "Partygate", ces soirées privées organisées à Downing Street en violation des règles relatives à la COVID-19, selon un nouveau rapport d'une commission officielle.
La commission des privilèges de la Chambre des communes a estimé que Boris Johnson avait, à plusieurs reprises, délibérément induit le Parlement en erreur et que, s'il était encore député, ses manquements étaient suffisamment graves pour recommander une suspension de 90 jours.
Johnson a renoncé à son siège la semaine dernière. Dans sa déclaration de démission, il a annoncé qu'il démissionnait avec effet immédiat, tout en assurant qu'il n'avait pas menti. Il a également affirmé que "dans leur cœur, les membres de la commission savent" qu'il a dit la vérité.
La commission a enquêté sur ses manquements en matière de distanciation sociale lors de la pandémie de 2020 et 2021. Elle a également déclaré qu'il devrait être privé des laissez-passer parlementaires accordés aux anciens députés.
Comparaissant devant la commission en mars, Johnson a admis avoir induit le Parlement en erreur, mais a nié l'avoir fait de manière délibérée. "La main sur le cœur, je n'ai pas menti à la Chambre", a-t-il déclaré.
Le "Partygate" désigne le scandale des dizaines de fêtes organisées pendant la pandémie dans les locaux de la Primature, qui ont été révélées par les médias.
Johnson, député d'Uxbridge et South Ruislip, a été évincé du poste de Premier ministre par les députés de son parti en juillet dernier à la suite de ces allégations, mais il avait conservé son siège à la Chambre des communes jusqu'à la semaine dernière.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj