AA - Londres - Nur Gülsoy
Le Royaume-Uni est déçu par le rejet du projet de résolution des Nations Unies (ONU) proposant de qualifier de "crime de génocide" la tragédie de Srebrenica, en 1995.
Lors d'une session organisée mercredi, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté le projet de résolution. La Russie a opposé son veto au document proposé par le Royaume-Uni. Parmi les quinze membres du Conseil, dix ont voté pour, alors que la Chine, le Nigéria, l'Angola et le Vénézuéla se sont abstenus.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond a commenté le rejet du projet de résolution que son pays avait proposé.
"Nous avions trois objectifs, a-t-il déclaré. Commémorer les victimes du génocide de Srebrenica et celles de toutes les parties de la guerre en Bosnie, demander la justice pour tous et assurer une réconciliation, et faire en sorte que l'ONU tire une leçon de ces événements tragiques."
Hammond a souligné que le projet de résolution ne visait pas à condamner telle ou telle partie, et d'engendrer de nouvelles divisions.
Selon Hammond, le rejet de ce projet est "une insulte aux survivants et aux familles des victimes de Srebrenica".
Lors de la guerre en Bosnie, Srebrenica qui avait été déclarée zone sécurisée par l'ONU, a été envahie par les troupes serbes rattachées à Ratko Mladic, le 11 juillet 1995. Les civils bosniaques qui avaient trouvé refuge chez les soldats néerlendais rattachés à l'ONU, ont été rendus aux Serbes.
Parmi ces Bosniaques, 8 372 personnes ont été massacrées dans les forêts, les usines et les entrepôts où elles avaient été emmenées par des autobus et camions.
Les dépouilles ont été enterrées dans diverses fosses communes à travers le pays. Les dépouilles d'une partie des victimes n'ont toujours pas été retrouvées.