Mona Saanouni
23 Octobre 2017•Mise à jour: 23 Octobre 2017
AA/Genève/Bayram Altuğ
Le chef des affaires humanitaires de l'ONU, Mark Lowcock, a confirmé la poursuite des violations à l’encontre des musulmans dans l’Etat d’Arakan, dans l’ouest du Myanmar.
C’est ce qui ressort de son allocution, lundi, au début de la «Conférence internationale de promesses pour la crise des réfugiés Rohingyas », tenue à Genève pour une seule journée.
Le Koweït a organisé cette conférence, en coopération avec l’Union européenne, le Commissariat de l’ONU pour les affaires des réfugiés, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), et le Bureau de l’ONU pour la coordination des aides humanitaires.
Lowcock a souligné la nécessité de mettre fin aux violences dans l’Etat d’Arakan, en guise de premier pas pour commencer à parler du retour des réfugiés vers leurs foyers.
Les Rohingyas sont victimes des attaques menées par l’armée de Myanmar et par les bouddhistes extrémistes, depuis le 25 août dernier. Le nombre des réfugiés Rohingyas a atteint les 603 mille.
De son côté, le directeur général de l’OIM, William Lacy Swing, a expliqué qu’il s’est rendu par lui-même, la semaine dernière, à la ville bangladaise de Cox’s Bazar (sud-est), et il a été informé par les tragédies humaines subies par les résidents des camps, là-bas.
Swing a signalé que la communauté internationale doit commencer, d’urgence, à résoudre plusieurs crises dont souffrent les réfugiés Rohingyas dans ces zones.
«Il faut fournir des centres d’hébergement conformes aux nombres des réfugiés, et leur assurer la protection nécessaire, subvenir à leurs besoins en nourriture et en eau potable, en plus de l’assistance médicale », a-t-il ajouté.
Plus tôt lundi, l’ONU a indiqué que le nombre des réfugiés des musulmans Rohingyas ayant fui la violence au Myanmar vers le Bangladesh depuis août dernier, a atteint les 603 mille.
Le gouvernement de Myanmar considère que les musulmans Rohingyas sont « des migrants illégaux » du Bangladesh, tandis que l’ONU les classe comme étant « la minorité religieuse la plus opprimée au monde ».
En vertu d'une loi adoptée par le Myanmar en 1982, environ un million de musulmans Rohingyas se sont vus refuser la citoyenneté et ont été soumis à une série de massacres et de déplacements, pour devenir une minorité persécutée par une majorité bouddhiste et des gouvernements biaisés.