Wassim Samih Seifeddine
28 Juillet 2017•Mise à jour: 28 Juillet 2017
AA/Beyrouth/ Wassim Samih Seifeddine
Un responsable sécuritaire libanais a indiqué que « les syriens armés et les civils se déplaceront, s’ils le veulent, de Ersal vers Idlib, dans le Nord de la Syrie.
Cette déclaration est intervenue lors d’une conférence de presse du directeur général de la sûreté publique libanaise, le Général Abbas Ibrahim, jeudi à Beyrouth, à l’issue de sa réunion avec le président du parlement libanais, Nabih Berri.
Il a précisé que ce déplacement aura lieu sous la tutelle de l’Etat libanais et que le côté logistique sera assuré par le Comité international de la Croix rouge (CICR).
Ibrahim a, dans ce même contexte, exprimé son optimisme quant au cessez-le-feu décrété dans les Monts de Ersal, malgré les difficultés.
Il a souligné que « l’accord vise à assainir et à libérer le territoire libanais » et pour qu’il n’y a pas d’inconvénient si cela profite à qui que ce soit.
Le bureau d’information du «Hezbollah» avait annoncé, plus tôt dans la journée, le cessez-le-feu sur tous les fronts de Ersal, dans l’Est du Liban, depuis 6 heures du matin heure locale (3.00 GMT).
Des sources bien informées ont indiqué à Anadolu que l’accord du cessez-le-feu renferme un plus large accord qui prévoit la sortie des éléments du Front al-Nosra de Ersal en contrepartie de la libération de 3 membres de Hezbollah, pris en otage dans la région syrienne de Tal al-Eis en 2016, alors qu’ils menaient une bataille aux côtés de l’armée syrienne.
Les mêmes sources ont souligné, entre autres, que le directeur libanais de la sûreté publique, Abbas Ibrahim, a réussi son rôle de médiateur dans la conclusion de l’accord, qui prévoit la libération des otages du Hezbollah et la sortie des éléments d’al-Nosra avec leurs familles vers Idlib, dans le Nord de la Syrie.
Hezbollah a entamé sa bataille dans les monts de Ersal, mercredi dernier, contre des groupes armés syriens, dont principalement le front « Fateh al-Cham » (initialement al-Nosra), et est parvenu à dominer plusieurs positions, qui étaient sous l’emprise d’al-Nosra, avec le soutien de l’armée aérienne syrienne.
Le parti a déclenché son attaque à partir de deux axes, dont l’un est du côté syrien et le deuxième de l’intérieur du territoire libanais.
L’armée libanaise ne participe pas directement à cette bataille et son rôle se limite à repousser les attaques des groupes armés, près de ses positions au niveau des monts de Ersal.