- L’ambassadeur palestinien à Paris a indiqué à Anadolu que le président palestinien s’emploie à trouver une alternative aux Etats-Unis comme médiateur dans le processus de paix.
Qays Abu Samra
18 Décembre 2017•Mise à jour: 18 Décembre 2017
Ramallah
AA / Ramallah (Cisjordanie occupée) / Qays Abu Samra
Le président palestinien Mahmoud Abbas se rendra, jeudi, dans la capitale française, Paris, pour rencontrer son homologue français, Emmanuel Macron, a-t-on appris de source diplomatique palestinienne.
Salman al-Herfi, ambassadeur de la Palestine à Paris, a dans un entretien téléphonique avec l’agence Anadolu, indiqué que Abbas discutera avec son homologue français les derniers développements de la Cause palestinienne, après l’annonce du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.
Le diplomate a ajouté que le président palestinien s’emploie à « identifier une alternative aux Etats-Unis d’Amérique pour parrainer le processus de paix ».
L’ambassadeur a relevé que la Palestine aspire à un « rôle français dynamique à travers l’activation de l’initiative de l’ancien président français François Hollande », ajoutant que la visite sera de deux jours.
Concernant la reconnaissance de la France de l’Etat de Palestine, al-Harfi a lancé : « Cette question est sur la table des discussions entre les deux présidents ».
Au début de l’année 2017, une conférence de paixa été organisée à Paris sur initiative de la France en présence de 70 pays, dont les Etats-Unis d’Amérique et la Palestine, dans le but d’impulser le processus de paix sur la base de la solution à deux Etats.
Cependant, Israël avait refusé d’y participer à l’époque tout en fustigeant l’initiative.
Le président palestinien Mahmoud Abbas avait déclaré dans une allocution prononcée au Sommet d’Istanbul consacré, mercredi dernier, à Jérusalem, qu’il n’acceptera pas que l’Administration américaine ait un rôle dans le processus de paix à l’avenir.
Le président palestinien Donald Trump avait annoncé, le 6 décembre courant, sa reconnaissance de Jérusalem (parties est et ouest) comme capitale d’Israël et de transférer l’ambassade de Washington de Tel-Aviv à la ville sainte occupée.