Nadia Chahed
12 Juillet 2017•Mise à jour: 13 Juillet 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Washington a menacé de prendre des sanctions contre la République démocratique du Congo (RDC) en cas de non tenue des élections dans les délais convenus par l'accord politique du 31 décembre 2016, soit à la fin de l'année.
S’exprimant, mardi, devant le Conseil de sécurité des Nations-Unies, l’ambassadrice adjointe des Etats-Unis Michele Sison, a déclaré que Washington était « prêt à prendre des mesures supplémentaires pour sanctionner ceux qui tentent d’entraver la première transition démocratique en RDC ».
« Les retards sur les élections ne peuvent pas continuer », a-t-elle déclaré, soulignant que la communauté internationale « doit prendre les devants et intensifier la pression non seulement sur le président Kabila et son gouvernement, mais aussi sur la Commission électorale nationale indépendante (Ceni)».
Vendredi dernier, le président de la commission électorale nationale indépendante (Ceni), Corneille Nangaa déclarait que les élections ne pourront pas avoir lieu à la fin de l'année, comme prévoit l'accord du 31 décembre, soutenu par le Conseil de sécurité et qui autorise le président Joseph Kabila à rester au pouvoir au-delà de son mandat, arrivé à terme le 19 décembre dernier
Revenant sur les raisons de cette nouvelle impasse électorale, Nangaa aavait évoqué des conditions techniques et logistiques et sécuritaires "qui ne sont favorables ni à la finalisation rapide" de l'opération d'enregistrement des électeurs, ni à l'élaboration de la loi sur la répartition des sièges.
Cependant la diplomate américaine a exigé, devant le Conseil, que la Ceni publie « immédiatement » un calendrier électoral prècis et complet. Elle a en outre déclaré
que le Conseil de sécurité devrait "envisager des sanctions ciblées pour réduire la violence en RDC et aider à faire pression sur toutes les parties pour qu’elles jouent un rôle plus constructif dans l’avancée du pays ».
Le trésor américain et l'Union Européenne avaient déjà infligé des sacntions contre une dizaine de personnalités congolaises et de proches du président Kabila pour entrave au processus démocratique et graves violations des droits de l’homme notamment dans la région du Kasaï ( Centre).