Nadia Chahed
21 Janvier 2018•Mise à jour: 21 Janvier 2018
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Cinq personnes ont trouvé la mort lors de la dispersion par la police d'une marche anti-Kabila,dimanche à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo ( RDC), a appris Anadolu d'une source onusienne sur place.
"A 13h, heure locale (12h GMT) le décompte faisait état de 5 morts à Kinshasa , 33 blessés et 69 arrestations à travers le pays", a déclaré à Anadolu la porte-parole de la Mission onusienne en RDC (MONUSCO) Florence Marchal, notant qu'il s'agit d'un bilan provisoire "qui va grimper car il y a eu de graves incidents".
La situation était tendue dimanche matin à Kinshasa, des renforts sécuritaires étaient déployés dans les principales artères de la capitale et des barrages érigés au niveau des principaux passages, a constaté le correspondant d'Anadolu.
Tout était mis en place pour contenir toute manifestation, tel que consigné par les autorités locales qui ont interdit la marche prévue le jour même à l'appel du Comité laïc de coordination pour exiger le départ du président joseph Kabila et son engagement à ne pas briguer un nouveau mandat.
Une interdiction qui n'a pas empêché des milliers de fidèles catholiques de manifester à la sortie de la messe dominicale dans plusieurs communes de Kinshsa et dans d'autres régions du pays, a apparis Anadolu auprès de témoins oculaires.
Près d'un millier de fidèles catholiques de la paroisse Christ-croix dans la commune de Kasavubu ( kinshasa), conduits par leur curé et Vital Kamerhe l’un des leaders de l’opposition ont marché dans une artère secondaire sur plus d’un kilomètre avant d’être dispersés par la police.
Le chef de l’Opposition Félix Tshisekedi a tenté de manifester avec une centaine de fidèles catholiques à la paroisse saint-Joseph dans la commune de Kalamu, a constaté Anadolu. mais ils en ont été empêchés par les forces se l'ordre, fortement présentes. Seize manifestants ont été blessés dont quatre par balles, selon Joseph Nkulu directeur du dispensaire de cette paroisse catholique.
Réagissant à l'interdiction par Kinshasa de la marche de dimanche, La MONUSCO avait promis de déployer des observateurs et des enquêteurs pour rapporter d'éventuels cas de violations des droits de l'homme.
"Ce déploiement de Casques bleus nous empêche de faire correctement notre travail", a lancé un responsable de la police congolaise devant des journalistes, dimanche.