Monde

Rassemblement à Paris pour la libération de militants britanniques et de prisonniers palestiniens

– Plusieurs organisations ont manifesté à Beaubourg pour dénoncer les détentions au Royaume-Uni et en Israël

Ümit Dönmez  | 17.01.2026 - Mıse À Jour : 17.01.2026
Rassemblement à Paris pour la libération de militants britanniques et de prisonniers palestiniens

Ile-de-France

AA / Paris / Ümit Dönmez

Des centaines de personnes se sont rassemblées samedi après-midi sur la place Edmond Michelet, à proximité du Centre Pompidou, à Paris, pour réclamer la libération de militants britanniques engagés dans le soutien à la Palestine ainsi que celle des prisonniers palestiniens détenus par Israël.

Organisé à l’appel de plusieurs collectifs pro-palestiniens, dont EuroPalestine, l’Union juive française pour la paix (UJFP), Agir pour la Palestine et Waves of Freedom France, ce rassemblement s’inscrivait dans une campagne de solidarité internationale.

Par voie de communiqué, les organisateurs ont indiqué que l'événement visait à alerter sur la situation de plusieurs militants du mouvement Palestine Action, incarcérés au Royaume-Uni. Certains d’entre eux ont entamé une grève de la faim pour dénoncer leurs conditions de détention et le soutien de leur pays à l'industrie militaire israélienne.

Le rassemblement a également mis l’accent sur le sort des milliers de détenus palestiniens, dont un grand nombre en détention administrative, une procédure régulièrement critiquée par les organisations de défense des droits humains.

Aucune tension majeure n’a été signalée lors de cette mobilisation, qui s’est déroulée dans le calme, en présence d’un dispositif policier discret.

La guerre menée par Israël dans la bande de Gaza depuis octobre 2023 continue de susciter une onde de choc politique et judiciaire sur la scène internationale. La Cour internationale de Justice, saisie par l’Afrique du Sud, avait estimé en janvier 2024 qu’il existait un risque plausible de génocide à Gaza, ordonnant à Israël de prévenir de tels actes et de garantir l’acheminement de l’aide humanitaire. De son côté, la Cour pénale internationale a délivré, en novembre 2024, des mandats d’arrêt contre le premier ministre Benyamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, les accusant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, notamment pour avoir ciblé des civils et utilisé la famine comme arme.

Les bombardements israéliens et la famine provoquée par Tel Aviv ont tué plus de 70.000 personnes dans la bande de Gaza, où la majorité des victimes sont des enfants et des femmes, selon les Nations unies. Malgré un cessez-le-feu signé en octobre 2025, plusieurs organisations internationales dénoncent des violations répétées de l’accord par l’armée israélienne, ainsi qu’une aggravation de la crise humanitaire.

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