Ramadan 2026 : députés et avocats dénoncent l’instrumentalisation médiatique et politique
- Le début du ramadan 2026, célébré par plus de 5 millions de musulmans en France, a été marqué par des réactions politiques et juridiques après un article associant le jeûne à l’« islamisme » et au « séparatisme »
Istanbul
AA / Istanbul
Le ramadan 2026 a suscité des réactions politiques et professionnelles en France, touchant plus de 5 millions de fidèles concernés par une divergence sur la date officielle du début du jeûne, selon le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM).
Le titre d’un article récent associait le jeûne à des questions d’« islamisme » et de « séparatisme », ce qui a provoqué des réactions visant à nuancer cette vision. Face à cela, plusieurs responsables politiques et professionnels ont réagi pour nuancer l’importance du jeûne et dénoncer ce qu’ils perçoivent comme une « instrumentalisation médiatique ».
Le député Aly Diouara du LFI de Seine-Saint-Denis, a souligné sur le réseau social américain X que le jeûne est pratiqué par « des millions de nos concitoyens et des milliards de croyants à travers le monde », rappelant que la pratique religieuse n’entrave pas le fonctionnement de l’État et dénonçant la stigmatisation dont il estime qu’elle est portée par certains médias. De son côté, l’avocat Sefen Guez Guez a indiqué sur le réseau social X que présenter le ramadan comme de l’« islamisme » ou du « séparatisme » reflète une lecture politique excessive, alors qu’il s’agit d’une pratique religieuse suivie par un large spectre de la population musulmane en France.
Ce débat met en lumière les tensions autour de la place des pratiques religieuses dans le débat public français, où la question du ramadan se transforme en un symbole au sein d'une atmosphère de polarisation politique et sociale.
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