Paris : la rue réclame la levée du blocus de Gaza et interpelle la justice internationale
– Plusieurs centaines de manifestants ont défilé dans la capitale pour dénoncer la situation à Gaza et appeler à des sanctions contre Israël.
Ile-de-France
AA / Paris / Ümit Dönmez
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées samedi à Paris pour exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien et réclamer la levée du blocus de la bande de Gaza.
Dans un communiqué publié le 8 février, le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI) appelait à se mobiliser partout en France autour du mot d’ordre : « Solidarité avec le peuple palestinien ! Levée du blocus, ouvrez Gaza ! Non à la logique coloniale du plan Trump ! ». Le collectif dénonçait la poursuite des bombardements et des restrictions imposées à l’aide humanitaire, évoquant des conditions de vie « sous des tentes ou abris de fortune » pour une population déplacée et exposée aux rigueurs de l’hiver.
Le cortège est parti de la place de la Nation vers 14 heures, dans le calme, rassemblant militants associatifs, syndicaux et représentants de formations politiques de gauche. Banderoles et pancartes réclamaient « l’accès complet et sans restriction à Gaza de l’aide humanitaire » ainsi que « le retrait complet des troupes israéliennes ».
Le communiqué affirme que « la population palestinienne de la Bande de Gaza continue de subir les attaques incessantes de l’armée israélienne, qui ont tué plus de 500 personnes depuis le cessez-le-feu annoncé le 10 octobre 2025 ». Il dénonce également la poursuite de l’occupation d’une partie du territoire et les entraves à l’entrée des camions d’aide, accusant Israël de priver la population de biens essentiels.
Les organisateurs exigent « la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid » ainsi que « la libération des prisonniers politiques palestiniens ». Ils demandent aussi « des sanctions contre Israël » et le « retrait définitif de la PPL575 “Yadan” de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale », estimant que ce texte porterait atteinte à la liberté d’expression.
Pour rappel, la Cour internationale de Justice a ordonné le 26 janvier 2024 des mesures conservatoires à Israël dans le cadre de la procédure engagée par l’Afrique du Sud au titre de la Convention sur le génocide, jugeant plausible le risque de génocide et exigeant notamment la prévention d’actes prohibés ainsi que la garantie de l’acheminement de l’aide humanitaire. La Cour pénale internationale a, de son côté, délivré des mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité liés à la guerre menée à Gaza.
Les forces israéliennes ont tué plus de 70.000 personnes dans la bande de Gaza, selon les agences onusiennes, la majorité des victimes étant des femmes et des enfants. Les destructions massives d’infrastructures civiles, les déplacements forcés et l’effondrement du système sanitaire ont conduit les agences des Nations unies à alerter sur un risque aigu de famine.
