Abduljabbar Aburas
01 Octobre 2017•Mise à jour: 01 Octobre 2017
AA/Genève
Le Programme Alimentaire Mondial (PAM), relevant des Nations Unies, a annoncé, dimanche, qu’il fait face à un manque de 75 millions de dollars pour le financement de ses opérations de secours des réfugiés Rohingyas au Bangladesh, mettant en garde contre « une catastrophe humanitaire ».
C’est ce qu'a déclaré à la presse le chef du PAM, David Beasley, après avoir consulté un échantillon des aides alimentaires offertes aux Rohingyas, dans le camp de Kutupalong au Bangladesh.
Beasley a appelé, dans ce contexte, la communauté internationale à fournir davantage d'efforts pour secourir les réfugiés fuyant la répression de l’armée de Myanmar et des milices Bouddhistes, dans la région d’Arakan, vers le Bangladesh, selon l’agence de presse américaine « Associated Press ».
Les autorités bangladaises avaient reçu les réfugiés Rohingyas dans plusieurs camps, installés près des frontières. Cependant, l'importance du nombre des réfugiés et le rythme accéléré de déplacement ont engendré des besoins « aigus ».
Beasley a expliqué que le Programme Alimentaire Mondial a besoin de 75 millions de dollars, dans les cinq ou six prochains mois pour répondre aux besoins alimentaires des réfugiés Rohingyas.
Il a ajouté que « le Bangladesh ne peut pas gérer, seul, cette affaire » et que la communauté internationale devrait à cet égard se mobiliser.
«Nous avons besoin du soutien du monde entier », a-t-il noté.
Beasley a également mis en garde contre « une catastrophe humanitaire » s’il n’y a pas le soutien nécessaire.