Pékin et Washington en contact sur une visite reportée de Trump en Chine
- La visite du président américain à Pékin pourrait avoir lieu « dans environ cinq semaines » au lieu du calendrier initial prévu du 31 mars au 2 avril
Karaçi
AA / Istanbul
La Chine a indiqué ce mercredi qu’elle restait en contact avec les responsables américains au sujet d’une visite prévue du président Donald Trump.
« La diplomatie entre chefs d’État joue un rôle irremplaçable pour fournir des orientations stratégiques aux relations sino-américaines », a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, lors d’un point de presse à Pékin.
Lin a indiqué que les deux parties « resteront en communication concernant la visite du président Trump en Chine », sans fournir davantage de détails.
Donald Trump a déclaré mardi qu’il « reprogrammait » ce déplacement et s’attendait à ce qu’il ait lieu « dans environ cinq semaines ».
« Nous travaillons avec la Chine », a-t-il déclaré aux journalistes à la Maison Blanche, ajoutant qu’il se réjouissait de rencontrer le président chinois Xi Jinping. « Il se réjouit de me voir, je pense », a ajouté Trump, qualifiant les relations bilatérales de « très bonnes » sur le plan économique.
Auparavant, évoquant ce déplacement en Chine, Trump avait déclaré : « J’aimerais beaucoup y aller, mais en raison de la guerre, je veux être ici. Je dois être ici, je le ressens. »
La Maison Blanche avait précédemment indiqué que Trump se rendrait en Chine pour une visite de trois jours à partir du 31 mars.
Le report de cette visite intervient dans un contexte de conflit armé en cours au Moyen-Orient.
Les tensions dans la région se sont intensifiées depuis que les États-Unis et Israël ont lancé une offensive conjointe contre l’Iran le 28 février, faisant jusqu’à présent environ 1.300 morts, dont le guide suprême Ali Khamenei.
L’Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, ainsi que la Jordanie, l’Irak et des pays du Golfe, affirmant cibler des installations militaires américaines, provoquant des pertes humaines et des dégâts aux infrastructures tout en perturbant les marchés mondiaux et le trafic aérien.
Téhéran a également fermé de facto le détroit d’Ormuz depuis le 1er mars, poussant Donald Trump à appeler les alliés des États-Unis, ainsi que la Chine, à contribuer à la réouverture de cette voie maritime stratégique.
* Traduit de l'anglais par Serap Dogansoy
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