Ekip
27 Août 2021•Mise à jour: 28 Août 2021
AA / Montréal / Hatem Kattou
Le ministre canadien des Affaires étrangères, Marc Garneau, a souligné, jeudi, que son pays « s’engage à rapatrier tous les Canadiens et les Afghans vulnérables d’Afghanistan ».
Dans une interview accordée à la chaine d’information canadienne RDI (public), le ministre a déclaré : « Le plus grand chiffre, les 20 000 Afghans vulnérables qu’on veut ramener au pays, ça, c’est un travail de plus longue haleine qui va se faire dans le courant de la prochaine année ».
« Je veux réitérer que le Canada s’engage fermement à sortir tous ceux qui sont Canadiens, résidents permanents et les Afghans vulnérables tel qu’on l’a promis. On met en place toutes les mesures nécessaires pour accomplir cette tâche-là », a-t-il ajouté.
Il convient de noter que le Canada, qui avait annoncé, il y a de cela une vingtaine de jours, son intention d’évacuer 20 mille Afghans, n’a rapatrié jusqu’à aujourd’hui que
3700 personnes.
Garneau a, par ailleurs, évoqué qu’il « était difficile de déterminer le nombre exact de personnes qui doivent être rapatriées », dès lors que « les Canadiens qui se rendent en Afghanistan doivent s’enregistrer, mais il n’est pas obligatoire de le faire, ce qui complique le recensement ».
Il a relevé, aussi, que 70 soldats canadiens, parmi les éléments des Forces spéciales de l’armée, ont dû quitter l’enceinte de l’aéroport de Kaboul, pour aller chercher « des candidats éligibles pour des vols canadiens ».
En plus des militaires, Garneau a précisé que « quelques employés de Affaires mondiales Canada et du ministère de l’Immigration » sont mobilisés pour « s’occuper de ces gens-là à l’aéroport, pour les mettre dans les avions ».
Le chef de la diplomatie canadienne a, sur un autre plan, indiqué que « nous avons tous été surpris par la rapidité avec laquelle les talibans se sont emparés du pays et la très faible résistance de l’armée afghane nationale. Tout le monde a été pris au dépourvu ».
C’est cet « effet de surprise » qui explique, selon lui, le manque de rapidité et de coordination des opérations d’évacuation et de rapatriement.