Monde

ONU : le Comité de coordination des procédures spéciales condamne les attaques contre Francesca Albanese

- Le Comité de coordination des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme a dénoncé mercredi des attaques ciblées, basées sur de la désinformation, menées par plusieurs ministres contre Francesca Albanese, Rapporteuse spéciale

Ayşe Başhoruz  | 18.02.2026 - Mıse À Jour : 19.02.2026
ONU : le Comité de coordination des procédures spéciales condamne les attaques contre Francesca Albanese

Istanbul

AA / Istanbul / Ayse Bashoruz

Le Comité de coordination des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme a dénoncé mercredi des attaques ciblées, basées sur de la désinformation, menées par plusieurs ministres contre Francesca Albanese, Rapporteuse spéciale.

Le Comité a déclaré, à travers un communiqué officiel, que ces attaques s’inscrivent dans une campagne organisée contre Francesca Albanese, qui avait été sanctionnée l’an dernier de manière illégale avec des conséquences graves pour elle et sa famille. « Nous dénonçons les actions de ministres de certains États qui s’appuient sur des faits fabriqués et critiquent Mme Albanese pour des déclarations qu’elle n’a jamais faites au 17e Forum Al Jazeera », a déclaré le Comité.

Ces attaques reflètent une tendance croissante à cibler de manière politique et malveillante les experts indépendants en droits humains, les fonctionnaires de l’ONU et les juges des juridictions internationales, alors qu’ils poursuivent la responsabilité des auteurs de violations graves, selon le Comité. « Les États qui prétendent défendre les droits humains, la justice et l’État de droit devraient consacrer leur énergie à tenir les responsables de violations flagrantes des droits humains pour compte, plutôt que de viser ceux qui enquêtent et exposent des crimes internationaux de manière objective », a affirmé le Comité.

Il a rappelé que Francesca Albanese est mandatée par le Conseil des droits de l’homme pour « investiguer les violations par Israël des principes et bases du droit international, du droit international humanitaire et de la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre… dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 ».

Le Comité a également appelé les États à « faire le point sur leur rôle dans le non-respect du droit et le désordre mondial en ayant permis, encouragé ou défendu les actions illégales du gouvernement israélien » et à « se positionner du bon côté de l’histoire » tout en exprimant sa solidarité avec Francesca Albanese et le peuple palestinien.

Le 11 février, le ministre des Affaires étrangères français Jean-Noël Barrot a annoncé à l’Assemblée nationale que la France condamnait les propos de Francesca Albanese et demanderait sa démission lors de la session du Conseil des droits de l’homme du 23 février. Cette démarche fait suite à un courrier de parlementaires l’accusant d’avoir qualifié Israël d’« ennemi commun de l’humanité » lors d’un forum Al Jazeera le 7 février.

Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.