Offensive en Syrie : Rima Hassan accuse la France d’avoir « fracturé » le pays, en réaction à Macron
- L’eurodéputée estime que la situation actuelle est « indissociable » de l’héritage colonial français, après un message du président appelant à intégrer les FDS et à stopper l’offensive des autorités syriennes
Istanbul
AA / Istanbul / Adama Bamba
L’eurodéputée Rima Hassan a vivement critiqué, dimanche, la déclaration d’Emmanuel Macron sur la Syrie, affirmant que le pays « aurait pu être unie et stable » si la France ne l’avait pas « colonisée, divisée et fracturée ».
Dans un message publié sur le réseau social américain X, l’élue a mis en cause la politique du mandat français au Levant, évoquant notamment Robert de Caix, présenté comme un défenseur du mandat français en Syrie. Elle cite une déclaration attribuée à ce dernier, selon laquelle la paix en Orient serait mieux garantie par « un certain nombre de petits États » contrôlés par les puissances européennes.
Selon Rima Hassan, l’objectif principal de la France en Syrie aurait été de fragiliser les revendications nationalistes et panislamiques, en menant une politique de fragmentation de la population syrienne. Elle estime que les évolutions récentes du pays ne peuvent être dissociées de cet héritage colonial, qu’elle qualifie de « désastreux ».
Cette sortie intervient après une déclaration du président français sur la nécessité d’une Syrie « unie et stable », conditionnée selon lui par « l’intégration des Forces démocratiques syriennes ». Il a appelé à la fin immédiate de « l’offensive des autorités syriennes », affirmant que la France et l’Europe ne pourront pas soutenir la poursuite d’une telle approche.
Pour rappel, les forces syriennes avaient lancé, le 16 janvier au soir, des opérations pour chasser les éléments du YPG/FDS à l’ouest de l’Euphrate. L’organisation avait accepté de se retirer de la zone après une médiation américaine, mais les unités de l’armée syrienne ont dû reprendre certains secteurs après des affrontements, notamment au-delà de Deir Hafir.
