Nouvelle-Zélande : interdictions de voyage contre des ministres et responsables iraniens
- Pour violations présumées des droits humains
Istanbul
AA / Istanbul
La Nouvelle-Zélande a annoncé mercredi des sanctions et des interdictions de voyage visant plusieurs ministres et responsables iraniens, en raison des homicides présumés de personnes lors des récentes manifestations nationales.
Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères, Winston Peters, a indiqué que l’interdiction de voyage cible 40 personnes, dont le ministre iranien de l’Intérieur Eskandar Momeni, le ministre du Renseignement Esmail Khatib et le procureur général Mohammad Movahedi-Azad.
Il a ajouté que des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) sont également concernés.
« Les Iraniens ont le droit de manifester pacifiquement, à la liberté d’expression et à l’accès à l’information. Ces droits ont été impitoyablement violés », a déclaré Peters dans un communiqué.
Le ministre des Affaires étrangères a indiqué que son pays s’est joint à l’Australie, aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada et à l’Union européenne (UE) pour imposer des sanctions à l’Iran.
Les personnes visées par les interdictions de voyage ne seront pas autorisées à entrer ou à transiter par la Nouvelle-Zélande.
Wellington avait déjà annoncé trois séries d’interdictions de voyage visant 55 personnes pour des violations présumées des droits humains en Iran.
La Nouvelle-Zélande a également imposé des sanctions contre 29 ressortissants iraniens et 19 entités iraniennes pour leur « soutien » présumé à la Russie dans la guerre contre l’Ukraine.
Plus tôt ce mois-ci, le bureau présidentiel iranien a publié un rapport recensant les noms de 2 986 personnes tuées lors des manifestations antigouvernementales qui ont éclaté fin 2025, sur un total de 3 117 décès enregistrés durant les troubles.
Selon ce rapport, publié par le Bureau de la présidence, les victimes comprennent des civils ainsi que des membres des forces de sécurité.
Les manifestations ont éclaté en raison de la dégradation des conditions économiques et de vie et ont duré environ deux semaines.
Les autorités iraniennes ont reconnu un mécontentement public, mais ont accusé les États-Unis et Israël de chercher à exploiter ces troubles par des sanctions et des pressions afin de provoquer une instabilité et de justifier une ingérence étrangère ainsi qu’un changement de régime.
* Traduit de l’anglais par Seyma Erkul Dayanc
Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
