Nord–Pas-de-Calais : les autorités interdisent un rassemblement de militants d’ultradroite britannique
- Les préfets du Nord et du Pas-de-Calais ont interdit un rassemblement annoncé par des militants britanniques d’ultradroite sur le littoral, invoquant des risques de troubles à l’ordre public
Istanbul
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Les préfets du Nord et du Pas-de-Calais ont pris un arrêté interdépartemental interdisant un rassemblement annoncé pour samedi sur le littoral du nord de la France à l’initiative de militants issus de la mouvance ultradroite britannique opposés à l’immigration, ont indiqué les autorités.
Dans un communiqué conjoint, le préfet du Nord, Bertrand Gaume, et celui du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch, font état de la présence récurrente sur le littoral de « militants issus de la mouvance ultradroite britannique », notamment du mouvement Raise The Colours, impliqués selon eux dans « des actions d’intimidation à l’encontre des personnes migrantes et des associations humanitaires ».
Ces agissements, « largement diffusés sur les réseaux sociaux », s’inscrivent, selon les préfectures, dans « une idéologie xénophobe et anti-immigration » et « créent un risque manifeste de troubles à l’ordre public ». Afin de « prévenir toute confrontation ou atteinte à la sécurité des personnes », l’arrêté interdit tout rassemblement de membres se revendiquant de ce mouvement dans plusieurs arrondissements du Nord et du Pas-de-Calais, de vendredi soir à lundi matin.
Les forces de l’ordre seront « pleinement mobilisées » pour faire appliquer l’arrêté « dans le but de protéger les personnes migrantes » et « garantir la sécurité de tous sur le littoral », précisent les autorités, ajoutant que les membres de ces mouvements contrôlés par la police pourront être reconduits à la frontière.
Le rassemblement interdit, baptisé « Overlord », avait été annoncé sur les réseaux sociaux par un activiste britannique. Selon l’arrêté, l’initiative visait à « se substituer aux autorités de police françaises afin d’empêcher » des départs de migrants vers le Royaume-Uni.
Dix militants britanniques d’extrême droite, accusés d’« actions à caractère violent » à l’encontre de migrants sur le littoral du Nord et du Pas-de-Calais, avaient déjà fait l’objet d’une interdiction de territoire français le 13 janvier. À la suite de ces mesures, les préfectures évoquent l’apparition d’une scission au sein du mouvement Raise The Colours, dont l’une des branches, qualifiée de « très radicale », serait à l’origine de l’appel à la mobilisation interdit.
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