Nicolás Maduro et son épouse « bientôt traduits en justice » aux États-Unis, selon Washington
- La ministre américaine de la justice a affirmé que le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores, seraient prochainement jugés aux États-Unis pour narcoterrorisme et trafic de drogue
Istanbul
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Après leur exfiltration du Venezuela, le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores seraient « bientôt traduits en justice » aux États-Unis, a affirmé samedi la ministre américaine de la justice, Pamela Bondi.
Dans un message publié sur le réseau social X, la procureure générale a rappelé que le couple faisait l’objet d’une inculpation devant un tribunal fédéral du district Sud de New York, notamment pour des faits de narcoterrorisme et de trafic de drogue.
Pamela Bondi a également évoqué la « capture » du chef de l’État vénézuélien à l’issue d’une opération menée au Venezuela, saluant le rôle des militaires impliqués, qualifiant Nicolás Maduro et son épouse de « trafiquants de drogue internationaux présumés. Les autorités américaines accusent de longue date le dirigeant vénézuélien d’être impliqué dans un vaste réseau de trafic de cocaïne à destination des États-Unis, en lien avec des organisations armées qualifiées de terroristes par Washington.
Ces accusations, formulées dès 2020 par le département de la justice américain, ont toujours été fermement rejetées par Caracas, qui y voit une manœuvre politique destinée à renverser le pouvoir en place.
Plus tôt dans la matinée, le gouvernement vénézuélien avait accusé les États-Unis d’avoir attaqué des installations civiles et militaires dans plusieurs États, et avait décrété l’état d’urgence national.
Donald Trump a confirmé avoir mené une frappe « de grande ampleur » sur sa plateforme Truth Social, affirmant que le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse avaient été capturés et exfiltrés hors du pays.
Ces attaques interviennent après des mois de tensions avec Washington, qui accuse Maduro d’implication dans le trafic de drogue.
Plusieurs pays comme la Colombie, l’Iran ou encore la Russie ont condamné ces interventions américaines, jugées contraires au droit international et susceptible de provoquer l’instabilité dans la région.
