Netanyahu affirme s’être accordé avec Trump sur de nombreux dossiers et cible l’Iran
- Soutenant qu’ils n’autoriseront pas la relance du programme balistique ou nucléaire iranien, Netanyahu a également déclaré appuyer l’intervention de Washington au Venezuela
Quds
AA / Jérusalem
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a déclaré, lors d’un discours à la Knesset après sa visite aux États-Unis, qu’il existait « un large consensus avec Donald Trump sur les grandes questions, malgré quelques divergences sur certains sujets », affirmant qu’ils ne permettraient pas à l’Iran de relancer son programme nucléaire ou de missiles balistiques.
À l’issue d’une séance convoquée à la demande de l’opposition, après la collecte de 40 signatures, Netanyahu est revenu devant la séance plénière sur sa visite aux États-Unis, ses relations avec le président américain Donald Trump, le cessez-le-feu à Gaza, la question iranienne ainsi que les dossiers politiques à l’ordre du jour en Israël.
Rappelant qu’il s’était entretenu pour la sixième fois avec le président Trump depuis l’arrivée de ce dernier à la Maison-Blanche, Netanyahu a souligné que leurs relations étaient « très bonnes », expliquant qu’ils s’accordaient sur les grandes lignes, même s’ils connaissaient « quelques divergences sur des sujets plus secondaires ».
Par ailleurs, il a affirmé que Trump partageait également la position d’Israël selon laquelle tout cessez-le-feu à Gaza devait être conditionné au désarmement du Hamas et à la restitution de la dépouille du dernier soldat israélien retenu dans l’enclave.
S’agissant de l’Iran, Netanyahu a indiqué qu’il était sur la même ligne que Trump, assurant que Téhéran ne serait pas autorisé à relancer son programme nucléaire ou de missiles balistiques et qu’« il devra transférer à l’étranger l’uranium enrichi, un processus qui sera suivi de près ».
Faisant référence aux manifestations liées à la cherté de la vie en Iran, Netanyahu a estimé que le pays « pourrait être à l’aube de jours historiques où les Iraniens reprendront leur destin en main ». En réaction aux récents exercices militaires iraniens, il a averti que « toute attaque contre Israël aurait de lourdes conséquences ».
— « Israël soutient cette initiative américaine au Venezuela »
Évoquant par ailleurs l’opération menée par les États-Unis au Venezuela et la mise à l’écart de l'ancien président Nicolas Maduro, Netanyahu a déclaré : « Israël soutient cette initiative américaine contre le Venezuela. C’est une démarche des nations qui défendent la liberté et le développement face aux régimes agressifs. »
Le discours de Netanyahu a été à plusieurs reprises interrompu par les protestations de l’opposition. Le Premier ministre a répliqué en affirmant que « la décision la plus cruciale de son gouvernement avait été l’attaque menée contre l’Iran en juin 2025, une bataille existentielle », rejetant les critiques comme « infondées ».
Défendant ensuite le projet de loi visant à régler la question de l’exemption militaire accordée aux hommes juifs ultra-orthodoxes (haredim), Netanyahu a soutenu que ce texte apporterait une solution durable et permettrait, sur une période d’environ quatre ans, l’enrôlement de 23 000 haredim.
Répondant aux critiques concernant la mise en place d’une commission d’enquête sur les événements du 7 octobre, qualifiée par certains de « sous contrôle gouvernemental », Netanyahu a affirmé que « certains bureaucrates se présentaient comme indépendants alors qu’ils cherchaient avant tout à se protéger, allant parfois jusqu’à nuire à l’État pour leurs propres intérêts ».
— L’opposition charge Netanyahu
Prenant la parole à la tribune, le chef de l’opposition et ancien Premier ministre Yaïr Lapid a, pour sa part, dénoncé l’exemption du service militaire accordée aux haredim, estimant qu’elle « blesse les familles des soldats israéliens tués » et affirmant que « la sécurité s’est effondrée sous le gouvernement Netanyahu ».
Lapid a ajouté que, sous son propre gouvernement, le pays avait été dirigé « de manière beaucoup plus stable » et que la sécurité avait été assurée, rappelant enfin que les élections approchent. À défaut d’élections anticipées, le calendrier électoral prévoit un scrutin en octobre 2026.
* Traduit du turc par Adama Bamba
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