Zahir Ajuz
04 Août 2017•Mise à jour: 04 Août 2017
AA/Myanmar
Les autorités de Myanmar ont fermé, jeudi, une mosquée et une école religieuse dans un village habité par des musulmans, relevant de la province de Yangon dans l’Est du pays.
Des médias locaux ont indiqué que les autorités avaient fermé la mosquée et l’école, situées dans un village relevant de la région d’Aukan, à 100 km de Yangon, soutenant que des événements y étaient organisés, sans autorisation officielle.
Un responsable de la ville, Myo Lwin, a déclaré à la presse que les autorités du Myanmar ont fermé la mosquée et l’école, pour éviter l’aggravation des conflits entre Musulmans et Bouddhistes.
Les musulmans constituent près de 4,3% de l’ensemble de la population du Myanmar qui compte 51.5 millions d’âmes, selon les statistiques officielles de 2014.
La majorité des musulmans du pays est issue de la minorité des « rohingyas », localisés principalement dans la région d’Arakan, la région la plus pauvre du pays.
Depuis 2012, la région d’Arakan (Ouest) connait des actes de violence entre les bouddhistes et les musulmans, causant la mort de centaines de personnes et le déplacement de centaines de milliers d’autres, selon les organismes internationaux de droits de l’Homme.
Le gouvernement de Myanmar considère que les « rohingyas » sont des migrants illégaux du Bengladesh, d’après une loi mise en vigueur en 1982, tandis que les Nations Unies les qualifient de « minorité religieuse la plus opprimée dans le monde ».