Hatem Kattou
03 Octobre 2017•Mise à jour: 03 Octobre 2017
AA/ Ankara / Dildar Baykan
Le gouvernement de Myanmar a exigé, mardi, que les réfugiés ayant fui au Bangladesh disposent de pièces d’identité leur permettant de retourner dans leurs régions d’origine.
Selon un communiqué publié par le bureau de la dirigeante birmane, Aung San Suu Kyi, le rapatriement des réfugiés Rohingyas, ayant échapper à la violence des milices bouddhistes dans la province d'Arakan, sera basé sur un accord signé entre le Myanmar et le Bangladesh en 1992, dans lequel des dizaines de milliers de réfugiés ont été rapatriés après avoir été identifiés.
L'accord de 1992 prévoyait que tous les réfugiés Rohingyas pouvaient retourner chez eux s'ils disposaient d’une pièce d’identité personnelle du Myanmar sachant que la plupart des Musulmans Arakan ont été déchus de leur nationalité après les amendements constitutionnels opérés dix an plus tôt (1982).
Lors d'une session du Conseil de sécurité des Nations Unies, jeudi dernier, le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a signalé au gouvernement du Myanmar «la nécessité de protéger les Rohingyas, de restaurer leurs droits spoliés, de rapatrier les réfugiés à Arakan» et de leur accorder la citoyenneté.
Depuis le 25 août, l'armée du Myanmar procède à un génocide contre les musulmans Rohingyas à Arakan, dans le sud-ouest du pays, provoquant une vague de condamnation à travers le monde, en particulier parmi les Musulmans.
Depuis cette date, environ 501 mille musulmans Rohingyas ont été forcés de fuir la violence dans l’Etat d’Arakan, selon les dernières estimations de l’ONU.