Municipales 2026 : Laurent Nunez évoque une « crainte réelle » d’ingérences liées au narcotrafic
- Sans « faits concrets » sur lesquels se baser, le ministre français de l’Intérieur se dit toutefois « extrêmement vigilant » face aux ingérences du narcotrafic
Istanbul
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nunez, a affirmé mardi qu’il existait une « crainte réelle » d’ingérences du narcotrafic dans les élections municipales prévues en mars 2026, tout en soulignant qu’aucun « fait concret » n’est établi à ce stade.
Dans une interview accordée à la chaîne de télévision du Sénat français, Public Sénat, le ministre a déclaré que la situation se situait « au stade de l’inquiétude ». « Il n’y a pas de faits concrets », a-t-il insisté, évoquant néanmoins « des événements qui troublent » dans un contexte marqué par « l’emprise du narcotrafic sur certains territoires ».
Il a notamment mentionné des pressions exercées sur des commerçants, des cas d’extorsion et de racket, ainsi que l’incendie du véhicule d’un maire à Échirolles, qualifié de fait « troublant ».
Nunez distingue cependant « plusieurs types d’ingérences », citant d’une part d’éventuelles intimidations visant des élus ou des candidats, et d’autre part la possibilité que « sur certaines listes municipales, il y ait des individus qui puissent être impliqués dans le trafic ». Il a assuré que ces situations feraient l’objet d’une attention particulière.
Le ministre a indiqué avoir réuni les préfets et attiré leur vigilance sur ces questions, ainsi que sur la présence éventuelle de personnes relevant de « l’islamisme politique » sur certaines listes. « On va être extrêmement vigilants sur ces deux thématiques », a-t-il conclu.
