Moyen-Orient : une fuite en direct interroge sur une possible censure de son reporter à Téhéran par LCI
- « Très bien, ne comptez plus sur moi. J’en ai marre de cette censure systématique », aperçoit-on à l'écran, dans un message envoyé par Siavosh Ghazi
Istanbul
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Une récente fuite soulève des questions sur la gestion et la couverture de la crise au Moyen-Orient par la chaîne d’informations française LCI.
Alors que la chaîne diffusait en direct les frappes américano-israéliennes sur la capitale iranienne Téhéran, un incident inhabituel est survenu : des messages envoyés par le reporter de LCI en Iran, Siavosh Ghazi, sont apparus à l’écran.
Au-delà de l’aspect technique de l’incident, c’est le contenu des messages qui attire l’attention et appelle à une réflexion profonde : « Très bien, ne comptez plus sur moi. J’en ai marre de cette censure systématique », écrit le journaliste.
Correspondant de guerre franco-iranien reconnu, travaillant régulièrement pour plusieurs médias francophones, dont RFI, France 24 et occasionnellement LCI, Siavosh Ghazi est présenté comme l’un des rares journalistes francophones présents sur place à Téhéran. Il couvre depuis plusieurs années l’actualité politique et les événements liés au conflit au Moyen-Orient.
Ces messages suggèrent que les orientations éditoriales de LCI pourraient être perçues comme une forme de restriction d’expression, notamment dans la couverture du conflit en Iran.
Ils interrogent également sur l’impartialité du traitement médiatique réservé par certains médias français.
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