Moyen-Orient : Macron appelle à un moratoire sur les infrastructures énergétiques et civiles
- Le président français exige que l'Iran rétablisse la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz
AA / Istanbul / Mariem Njeh
Le président français Emmanuel Macron a appelé dimanche à la mise en place d'un moratoire sur les frappes visant les infrastructures énergétiques et civiles au Moyen-Orient, exigeant par ailleurs que l'Iran rétablisse « la liberté de circulation dans le détroit d'Ormuz ».
« Il est plus que jamais essentiel que l'ensemble des belligérants s'accordent pour mettre en place un moratoire sur les infrastructures énergétiques et civiles et que l'Iran rétablisse la liberté de circulation dans le détroit d'Ormuz », a déclaré le chef de l'État français, dans un message publié sur le réseau social américain X, après un entretien avec le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane.
Macron a réaffirmé la « solidarité de la France » envers Riyad et son « engagement à contribuer à la défense aérienne du territoire saoudien », dénonçant des frappes « répétées et inacceptables de missiles et de drones iraniens » contre le royaume.
Face au risque d'une « escalade incontrôlée », le président français a appelé à la « responsabilité et à la retenue », estimant que seul le dialogue pourra « garantir la paix et la sécurité de tous ».
Il a également plaidé pour un renforcement de la coordination entre le G7 et le Conseil de coopération des États arabes du Golfe, indiquant que la France et l'Arabie saoudite « y travaillent de concert ».
Israël et les États-Unis ont lancé une attaque militaire contre l'Iran le 28 février, alors que des négociations étaient en cours entre Téhéran et Washington.
L'Iran a riposté en frappant des cibles en Israël ainsi que dans plusieurs pays de la région abritant des bases américaines.
L’ancien guide suprême iranien, Ali Khamenei, ainsi que de nombreux hauts responsables ont été tués lors des frappes américano-israéliennes.
Le général de brigade Ebrahim Jabbari, conseiller du commandant en chef des Gardiens de la révolution iraniens, a déclaré tard le 2 mars que les navires ne seraient pas autorisés à transiter par le détroit d'Ormuz, avertissant que tout navire tentant de le traverser serait pris pour cible.
Cette déclaration, qui concerne un détroit par lequel transite environ un quart du commerce pétrolier mondial, a ravivé les craintes sur l'approvisionnement énergétique mondial et provoqué de vives turbulences sur les marchés.
