Mort de Quentin: le gouvernement veut interdire les meetings universitaires en cas de risque de trouble à l’ordre public
- Le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste annonce l’envoi d’une circulaire aux préfets et recteurs après la mort du jeune militant à Lyon
Istanbul
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Il n’y aura pas de « meetings » dans les universités si un risque de trouble à l’ordre public est avéré, a annoncé mardi le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste, quelques jours après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon.
Invité sur BFMTV, le ministre a indiqué qu’« avec les risques qu’on a aujourd’hui qui sont maintenant tristement très très clairs, évidemment non, il n’y aura pas d’autres meetings » de ce type dans les établissements d’enseignement supérieur en cas de menace pour l’ordre public.
Philippe Baptiste a précisé avoir adressé une circulaire aux préfets et aux recteurs en ce sens. Il a toutefois souligné que la décision finale d’autoriser ou non un événement au sein d’un établissement reviendrait aux présidents d’université.
Cette prise de position intervient après la mort de Quentin Deranque, décédé à la suite d’une violente agression survenue en marge d’une conférence organisée à Lyon, à laquelle participait l’eurodéputée de La France insoumise Rima Hassan.
Les circonstances exactes des faits font l’objet d’une enquête judiciaire.
