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Mort de Quentin à Lyon : Laurent Nuñez évoque « l’ultragauche à la manœuvre »

- Le ministre de l’Intérieur pointe une possible implication du groupe dissous La Jeune Garde, tandis que l’enquête judiciaire se poursuit et que les réactions politiques se multiplient

Serap Doğansoy  | 15.02.2026 - Mıse À Jour : 15.02.2026
Mort de Quentin à Lyon : Laurent Nuñez évoque « l’ultragauche à la manœuvre »

Istanbul

AA / Istanbul / Serap Dogansoy

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé ce dimanche soir que « manifestement c’est l’ultragauche qui était à la manœuvre » dans la violente agression survenue jeudi 12 février à Lyon contre Quentin Deranque, 23 ans, dont le décès a été annoncé samedi 14 février. Invité du journal télévisé de France 2, il a également évoqué la possible implication du groupe antifasciste « La Jeune Garde », dissous en juin 2025.

« L’enquête permettra de confirmer ou pas si c’étaient des militants de La Jeune Garde. Mais les témoignages vont en ce sens manifestement », a déclaré le ministre, soulignant que les investigations en cours devront établir précisément les responsabilités.

Plus tôt dans la journée, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, avait affirmé que « l’ultragauche a manifestement tué » le jeune militant nationaliste, dénonçant par ailleurs « une complaisance » de La France insoumise envers la violence politique, lors d’une émission politique dominicale.

Ces accusations ont été rejetées par Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, qui a déclaré que « tous les récits qui ont été faits dans les heures qui ont suivi n’ont aucun rapport avec la réalité ». Il a dénoncé une version « arrangée » des faits visant, selon lui, à imputer l’agression au service d’ordre du mouvement.

Le parquet a indiqué avoir ouvert une enquête des chefs de coups mortels aggravés et de violences aggravées après la mort de l’étudiant, passé à tabac en marge d’une conférence organisée à Lyon. À ce stade, le parquet n’a pas établi de lien formel avec le groupe La Jeune Garde, mis en cause notamment par le collectif Némésis, proche de l’extrême droite.

Dans un communiqué diffusé ce dimanche, le mouvement antifasciste a affirmé qu’il « ne saurait être tenu pour responsable » de la mort du jeune homme, précisant avoir suspendu l’ensemble de ses activités.

Une « marche d’hommage » à Quentin Deranque a par ailleurs été annoncée pour samedi 21 février à Lyon, à l’initiative du groupe se revendiquant « nationaliste-révolutionnaire » Audace.

L’enquête se poursuit afin de déterminer les circonstances exactes de l’agression et d’identifier les auteurs des faits.



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