Meloni : L’Italie demande plus de temps pour décider si elle rejoint le « Conseil de paix » de Trump sur Gaza
- « Ce n’est pas un choix intelligent, pour l’Italie et pour l’Europe, de s’exclure d’un organe qui est, quoi qu’il en soit, intéressant », estime la cheffe du gouvernement
Istanbul
AA / Istanbul / Ilayda Cakirtekin
La Première ministre italienne Giorgia Meloni a déclaré, mercredi, que son pays a besoin de davantage de temps pour trancher sur une éventuelle adhésion au « Conseil de paix » proposé par le président américain Donald Trump au sujet de Gaza, invoquant des contraintes constitutionnelles.
S’exprimant sur la chaîne Rai News, Giorgia Meloni a expliqué qu’un problème « d’incompatibilité constitutionnelle » ne permettait pas à l’Italie de signer immédiatement lors de la cérémonie officielle.
Elle a toutefois réaffirmé son « ouverture » à rejoindre cet organe.
« Ce n’est pas un choix intelligent, pour l’Italie et pour l’Europe, de s’exclure d’un organe qui est, quoi qu’il en soit, intéressant », a-t-elle déclaré.
La dirigeante italienne a souligné une « question de compatibilité » entre le statut du conseil et l’article 11 de la Constitution italienne, « selon lequel nous ne pouvons céder des parts de notre souveraineté qu’à des conditions d’égalité entre États » au profit d’organisations internationales visant à garantir la paix et la justice. Or, selon elle, ce cadre ne s’appliquerait pas au « Conseil de paix ».
Interrogée sur la possibilité que ce « Conseil de paix » devienne une sorte de « ONU privée », Giorgia Meloni a répondu qu’« aucun organe ne peut remplacer les Nations unies ».
« Le Conseil de paix a été créé dans le cadre d’une résolution de l’ONU. D’autres aspects nous posent problème », a-t-elle ajouté.
La semaine dernière, la Maison Blanche a annoncé la mise en place de ce Conseil de paix, parallèlement à l’approbation d’un Comité national pour l’administration de Gaza, l’un des quatre organismes désignés pour gérer la phase de transition dans l’enclave.
La création de ce conseil a coïncidé avec le lancement de la deuxième phase d’un accord de cessez-le-feu mettant fin à la guerre d’Israël contre Gaza, qui a fait plus de 71 000 morts et plus de 171 000 blessés depuis octobre 2023.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba
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