Mathilde Panot dénonce une loi israélienne « instaurant une peine de mort raciste visant des Palestiniens »
- Selon elle, l’entrée en vigueur de cette loi pourrait exposer environ 300 prisonniers palestiniens à un risque d’exécution immédiate
Istanbul
AA / Istanbul / Bilal Dinç
Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, a qualifié de « raciste » une loi récemment adoptée à la Knesset et qui instaurerait une peine capitale visant exclusivement des Palestiniens.
Lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale, mardi, Panot a indiqué qu’une ONG israélienne avait saisi la Cour suprême afin de contester ce texte. Selon elle, la loi prévoirait notamment une application obligatoire de la peine de mort, avec une absence de recours, évoquant une « pendaison obligatoire ».
Elle a également affirmé que le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich aurait célébré l’adoption de cette loi.
Évoquant la situation en Cisjordanie, la députée a soutenu que depuis 2020, aucun citoyen israélien n’aurait été inculpé pour le meurtre de civils palestiniens. Elle a par ailleurs avancé qu’au moins 1 100 Palestiniens ont été tués depuis 2022 par des colons ou par l’armée israélienne.
Panot a rappelé que la dernière exécution en Israël remonte à 1962, avec la pendaison du criminel de guerre nazi Adolf Eichmann.
Selon elle, l’entrée en vigueur de cette loi pourrait exposer environ 300 prisonniers palestiniens à un risque d’exécution immédiate.
Elle a enfin appelé à soutenir une initiative citoyenne européenne visant à réunir un million de signatures afin de contraindre la Commission européenne à suspendre l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël.
Concernant les développements régionaux, Panot a également exprimé son inquiétude face à l’escalade des tensions impliquant notamment Israël et l’Iran. Dans un message publié sur le réseau social X basé aux États-Unis, elle a déclaré vouloir alerter sur « l’ampleur que prend la guerre » au Moyen-Orient.
Elle a en outre déploré les conséquences humaines des conflits en cours, évoquant notamment des milliers de victimes en Iran, des déplacements massifs de population au Liban, ainsi que la poursuite des violences à Gaza et en Cisjordanie.
