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Maison Blanche: "Nous tenons à mettre fin aux violations chinoises"

Les Etats-Unis ont également appelé à la libération inconditionnelle du dissident russe, Navalny.

Wejden Jlassi   | 25.01.2021
Maison Blanche: "Nous tenons à mettre fin aux violations chinoises"

Washington
 

AA/Washington


La Maison Blanche a déclaré, lundi soir, que la Chine menace la sécurité américaine de manière à exiger une nouvelle approche américaine, soulignant que Washington tient à mettre un terme aux "violations" chinoises.

C'est ce qui ressort d'une conférence de presse de Jane Saki, porte-parole de la Maison Blanche, dans laquelle elle a attaqué les politiques chinoise et russe, selon le site Web américain Al-Hurra.

"La Chine remet en question notre sécurité d'une manière qui nécessite une nouvelle approche américaine, et notre position de cyberdéfense doit être renforcée contre les attaques de la Chine", a ajouté la responsable américaine.

Elle a expliqué que son pays tenait absolument à mettre fin aux violations chinoises, soulignant que Washington "travaillait avec ses alliés pour y parvenir".

Et d'ajouter, "il y a une concurrence sérieuse entre la Chine et les Etats-Unis. Pékin a opté pour un comportement qui nuit aux travailleurs américains, menace notre supériorité technologique et notre influence sur les organisations internationales".

Elle a souligné que ces dernières années, Washington s'est rendu compte que la Chine est devenue plus autoritaire à l'étranger.

Abordant la question de l'arrestation du dissident russe Alexeï Navalny, Jane Saki a appelé à la libération inconditionnelle de l'opposant au Kremlin.

Jane Saki a également appelé la Russie à coopérer avec la communauté internationale dans ses enquêtes.

"Nous demandons à la communauté du renseignement d'évaluer pleinement l'ingérence russe dans les élections de 2020 et l'utilisation d'arme chimique contre Navalny."

Il est à rappeler que Navalny est placé en détention pour 30 jours, jusqu’au 15 février. Le ministère russe de l'Intérieur avait annoncé que les services pénitenciers étaient obligés d'arrêter l'opposant, pour avoir violé les conditions d'une peine de prison avec sursis, dont il a écopé en 2014.

L'opposant au Kremlin, se trouvait jusqu’alors en Allemagne, où il avait été pris en charge et soigné après son empoisonnement en août 2020.

Son arrestation est justifiée par Moscou, par le fait qu’en vertu d’une condamnation datant de 2014, Alexeï Navalny devait pointer deux fois par mois auprès de l’administration pénitentiaire locale. Une obligation qu’il n’a pas été en mesure de respecter depuis son empoisonnement.

Parti de Berlin dimanche après-midi, Navalny a été immédiatement arrêté à son arrivée sur le sol russe.

Les États membres de l’Union européenne ont aussitôt condamné l’arrestation de Navalny et demandé sa libération « immédiate » dans une déclaration publiée au nom des Vingt-Sept par le chef de la diplomatie Josep Borrell.

Plusieurs Etats européens ont par ailleurs demandé l’adoption de nouvelles sanctions contre la Russie, si cette dernière ne répond pas positivement à ces appels.


*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi


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