Feiza Ben Mohamed
14 Juillet 2022•Mise à jour: 15 Juillet 2022
AA / Paris / Feïza Ben Mohamed
Le président français Emmanuel Macron a estimé jeudi, au cours d’une interview télévisée, que le "scénario" d’un embargo sur le gaz russe était "probable".
"C’est un scénario très dur, et donc on doit s’y préparer", a-t-il prévenu.
Considérant que "la Russie utilise l’énergie comme une arme de guerre", le chef de l’Etat se prépare à ce que "la Russie coupe totalement le gaz".
S’agissant de la crise générée par la hausse du prix des énergies et la perspective d’une pénurie, Emmanuel Macron plaide pour "un plan de sobriété avec des objectifs chiffrés".
"On commence déjà à consommer un peu moins, c’est la chasse au gaspillage énergétique (...). C’est très bon pour notre indépendance et pour notre environnement", a détaillé le chef de l’Etat qui souhaite que "tous les compatriotes s’engagent".
Néanmoins, pour pallier à la hausse des prix de l’énergie, il juge que "le nucléaire est une solution durable (…) en France et à l’étranger aussi".
Il assure également que les aides sur l’inflation "vont être resserrées vers ceux qui en ont le plus besoin" mais promet que ça ne "veut pas dire que les classes moyennes ne seront pas aidées".
"Ce n’est pas possible que l’État prenne les conséquences pour tout le monde", a-t-il considéré.
Il promet par ailleurs que le bouclier tarifaire va être "réévalué" avant la fin de l’année car "aujourd'hui, le contribuable paye à la place du consommateur".
Interrogé sur le scandale de ses liens avec la firme américaine Uber dont il est accusé d’avoir facilité l’implantation en France, Emmanuel Macron a de nouveau assumé son soutien.
"Je le referai absolument (…). Je n'ai pas un tempérament à être sous influence", a-t-il déclaré.
Concernant les sujets de politique intérieure, il promet de mettre en route rapidement le calendrier visant à faire adopter sa très controversée réforme des retraites dont il souhaite qu’elle entre en vigueur "dès l’été 2023".
Privé de majorité absolue au Palais Bourbon, Emmanuel Macron appelle à "la responsabilité collective" pour lui permettre de mener à bien les réformes qu’il envisage pour ce deuxième quinquennat qu’il entame.