Macron et Merz affichent leur unité avant le Conseil franco-allemand
- Depuis le Fort de Brégançon, les deux dirigeants mettent en avant une relance bilatérale et une Europe plus forte

Ile-de-France
AA / Paris / Ümit Dönmez
Le Président français Emmanuel Macron et le Chancelier allemand Friedrich Merz se sont retrouvés mardi soir au Fort de Brégançon, à la veille du Conseil des ministres franco-allemand et du Conseil de défense et de sécurité.
La rencontre s’inscrit dans un moment clé de la relation bilatérale, alors que Paris et Berlin veulent donner un nouvel élan à leur coopération. Une source à l’Élysée a indiqué à Anadolu que cette séquence doit marquer « un moment de relance décisif » pour la relation bilatérale, avec la validation de plusieurs documents stratégiques et une série de projets communs dans les domaines économique, technologique et de défense.
Macron a affirmé que « dès le mois de mai dernier, nous avons lancé ensemble une nouvelle page de la relation franco-allemande », saluant l’élaboration de huit documents stratégiques et d’une vingtaine de projets phares. Il a insisté sur la nécessité d’avancer dans les secteurs de « l’industrie, de la technologie, de la recherche, du quantique, de l’intelligence artificielle ou de l’industrie de défense ». Pour lui, le Conseil des ministres constitue « un tournant » afin de renforcer l’agenda bilatéral et européen.
Le Président français a souligné que Paris et Berlin veulent « impulser une dynamique encore plus forte pour notre Europe », notamment en simplifiant les réglementations et en rendant le continent « plus compétitif, plus productif ». Il a rappelé que l’accord franco-allemand demeure la condition nécessaire pour progresser au niveau européen, évoquant aussi la guerre en Ukraine : « Le couple franco-allemand aujourd’hui est parfaitement aligné (…) pour avoir une Europe qui tient sa position géopolitique dans le conflit en Ukraine face à la guerre d’agression lancée par la Russie ».
Le Chancelier Friedrich Merz a abondé dans ce sens, en soulignant l’importance des discussions bilatérales avant la réunion des cabinets. « Nous avons certaines tâches que nous ne pouvons résoudre qu’ensemble. », a-t-il déclaré, rappelant la nécessité d’une approche commune sur la guerre en Ukraine. Il a insisté également sur la coopération économique et sur la volonté d’avancer vers « une véritable réduction de la bureaucratie en Europe », estimant que l’Union européenne devait s’engager dans « un sérieux recul de la bureaucratie » pour permettre aux États membres d’agir efficacement.
Merz a tenu à replacer le partenariat franco-allemand dans un cadre plus large : « C’est une base, un axe de l’Europe, mais il y a 25 autres États membres qui comptent sur nous et qui doivent pouvoir participer pleinement ». Selon lui, la construction européenne doit viser à faire du continent « un facteur de puissance dans le monde, économiquement, politiquement et aussi en matière de sécurité ».
Selon une source à l'Élysée, le Conseil des ministres devrait consacrer des avancées concrètes sur la coopération industrielle, énergétique et technologique, avec un accent sur la transition verte et le soutien à l’innovation.