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13 Avril 2021•Mise à jour: 13 Avril 2021
AA/ Soudan
La délégation de l'Union européenne (UE) au Soudan a appelé, mardi, le gouvernement de transition à hâter la formation du Conseil législatif dans les mois à venir.
C'est ce qui ressort de la rencontre entre le membre du Conseil de la souveraineté soudanaise, Al-Hadi Idris, et les ambassadeurs de l'Union européenne accrédités dans le pays, au palais présidentiel à Khartoum.
Le communiqué du Conseil de souveraineté a déclaré qu'Idris avait informé les ambassadeurs de l'Union européenne accrédités à Khartoum de l'évolution de la situation politique dans le pays et des projets du gouvernement pour l’étape à venir.
Idris a également fait valoir « le soutien que l'UE a apporté au gouvernement de transition au cours de la dernière période ».
Le chef adjoint de la délégation de l'Union européenne, l'ambassadeur Daniel Weiss, a déclaré aux médias que « la réunion a été fructueuse et constructive », selon la même source.
« L'Union européenne continuera à soutenir le gouvernement de transition, politiquement et économiquement », a souligné Weiss.
La réunion portait principalement sur les préparatifs du gouvernement soudanais pour la prochaine conférence de Paris, qui se concentrera sur les questions politiques et de secours, selon Daniel Weiss.
Il a également souligné que « l'Union européenne a exhorté le gouvernement à hâter la formation du Conseil législatif au cours des prochains mois ».
Selon le document constitutionnel de la phase transitoire, il a été décidé d'annoncer, le 17 novembre 2019, la formation dudit Conseil composé de 300 membres, mais cette annonce n'a pas été encore faite pour des raisons inavouées.
Le document en question stipule que le Conseil législatif sera formé et assumera ses fonctions dans les 90 jours à compter de la date de signature du même document. La formation du Conseil législatif implique 67% des membres de la « Déclaration de liberté et de changement » et 33% des autres forces révolutionnaires, à condition que le dernier pourcentage soit convenu lors de consultations entre les Forces de la liberté et le Conseil de souveraineté.
Des manifestations populaires avaient éclaté, le 19 décembre 2018, au Soudan, contre la détérioration des conditions économiques, incitant les dirigeants de l'armée, le 11 avril de l'année suivante, à destituer Omar el-Béchir de la Présidence (1989-2019).
Le 21 août 2019, le Soudan a entamé une phase de transition de 53 mois jusqu'aux élections de 2024, au cours de laquelle le pouvoir est partagé par l'armée, les forces civiles et les mouvements armés qui avaient signé un accord de paix avec Khartoum le 3 octobre dernier.
*Traduit de l'arabe par Hend Abdessamad