Nur Asena Gülsoy
01 Février 2021•Mise à jour: 02 Février 2021
AA / New York
L'Organisation des Nations unies (ONU) condamne le coup d'État perpétré en Birmanie.
C'est ce qui ressort de la déclaration faite par le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, transmis par son porte-parole Stephane Dujarric, lundi.
Guterres s'est dit profondément préoccupé par la saisie des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire par l'armée birmane.
Ces développements nuisent gravement aux réformes démocratiques réalisées en Birmanie, selon Guterres qui condamne vivement l'arrestation et la mise en garde à vue de la Présidente du Conseil d'État, aussi ministre des Affaires étrangères, Aung San Suu Kyi et du chef de l'État, Win Myint, par les forces militaires.
Guterres a appelé l'armée birmane à respecter les résultats des élections du 8 novembre 2020 ainsi que les normes démocratiques.
Il a souligné qu'il faut surmonter les divergences d'opinion par les voies pacifiques, en évitant la violence, dans le cadre des droits de l'Homme et des libertés fondamentales.
L'armée a déclaré avoir saisi le pouvoir, plus tôt ce matin.
Le débat continuait en Birmanie autour des allégations de fraude lors des législatives du 8 novembre 2020. Le commandant de l'armée avait déclaré, le 27 janvier, que la Constitution pouvait être "révoquée".
La Commission électorale avait nié les allégations.
L'armée birmane soutient le principal parti de l'opposition, le Parti pour la solidarité et le développement de l'Union (USDP).
*Traduit du turc par Nur Asena Gülsoy