Loire-Atlantique :six ans de prison pour un ex-animateur périscolaire jugé pour des agressions sexuelles sur des enfants
- Un ancien animateur périscolaire de 61 ans a été condamné jeudi à Nantes à six ans d’emprisonnement ferme pour des agressions sexuelles sur douze mineurs à Rezé entre 2017 et 2019. Il a été relaxé pour un treizième enfant
Istanbul
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Le tribunal correctionnel de Nantes a condamné, ce jeudi, un ex-animateur périscolaire ayant exercé dans deux écoles de Rezé (Loire-Atlantique) à une peine de six ans de prison ferme pour des agressions sexuelles sur douze enfants, selon les médias locaux.
La juridiction a également prononcé un suivi socio-judiciaire de trois ans, une interdiction d’exercer une activité en lien avec des mineurs et l’inscription au FIJAISV, le fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. Les constitutions de parties civiles ont été déclarées recevables et l’affaire a été renvoyée sur les intérêts civils au 3 septembre 2027.
La peine est assortie d’un mandat de dépôt différé et d’une exécution provisoire. Selon les éléments rapportés, l’homme doit être incarcéré dans un délai pouvant aller jusqu’à 30 jours et resterait détenu en cas d’appel, dans l’attente d’un nouveau procès.
Les faits retenus par le tribunal sont présentés comme des agressions sexuelles commises entre 2017 et 2019, lorsque le prévenu travaillait successivement dans les écoles Ouche-Dinier puis Chêne-Creux, à Rezé. La justice lui reproche notamment des baisers imposés et des attouchements, dont des caresses au niveau des fesses et du sexe, sur des enfants alors scolarisés pour la plupart en maternelle. Une victime était collégienne, selon les comptes rendus d’audience.
Le prévenu, qui a toujours contesté les accusations, a comparu libre lors de son procès en décembre 2025. Son avocat a indiqué après le jugement que son client maintenait son innocence et se réservait la possibilité de faire appel dans le délai légal.
Lors des réquisitions, le parquet avait demandé une peine de cinq ans d’emprisonnement, avec un suivi socio-judiciaire plus long, selon les mêmes sources.
L’affaire avait émergé après des signalements en 2019. L’animateur avait alors été écarté du service et placé sous contrôle judiciaire. Des éléments de procédure font état d’un précédent signalement en 2018 concernant une autre élève, ainsi que d’un changement d’établissement. La mairie de Rezé s’est constituée partie civile dans le dossier.
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