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L'Italie rejoint comme observateur le « Conseil de la paix » de Donald Trump

- La cheffe du gouvernement italien affirme que Rome soutient l’initiative, qu’elle qualifie de « bonne solution » face à la crise au Moyen-Orient, et plaide pour un renforcement de la coopération entre l’Union européenne et les États-Unis

Necva Tastan Sevinc  | 15.02.2026 - Mıse À Jour : 16.02.2026
L'Italie rejoint comme observateur le « Conseil de la paix » de Donald Trump

AA/İstanbul/ Necva Tastan Sevinc

L’Italie participera en tant qu’observateur à l’initiative de la Maison-Blanche baptisée « Conseil pour la paix », a confirmé dimanche la présidente du Conseil, Giorgia Meloni.

Dans un entretien accordé au quotidien Corriere della Sera, la cheffe du gouvernement a indiqué que Rome avait reçu une invitation à assister aux travaux avec un statut d’observateur et qu’elle y répondrait favorablement.

« Nous avons été invités en tant que pays observateur et, à nos yeux, c’est une bonne solution concernant le problème de la guerre au Moyen-Orient », a-t-elle déclaré.

Giorgia Meloni a précisé que des contraintes constitutionnelles empêchent l’Italie d’adhérer formellement à l’organe, tout en soulignant le soutien de Rome à l’initiative.

Elle a qualifié le Moyen-Orient de « priorité », évoquant l’engagement diplomatique continu de l’Italie dans la région.

La dirigeante italienne a ajouté que le niveau de représentation italienne n’était pas encore arrêté, les invitations ayant été récemment adressées aux partenaires européens.

Elle a également indiqué que d’autres pays européens, notamment les États méditerranéens et ceux géographiquement proches de la région, pourraient participer dans un rôle similaire d’observateur.

Ces déclarations interviennent alors que des consultations sont en cours avec des dirigeants européens, parallèlement à des échanges avec le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, en déplacement pour des réunions avec des partenaires de l’UE consacrées à Gaza.

Le 22 janvier, des représentants de 19 pays ont signé la Charte du Conseil pour la paix en marge du Forum économique mondial à Davos, en Suisse.

Le Conseil pour la paix a été créé dans le cadre des efforts visant à un règlement pacifique dans la bande de Gaza et ambitionne de promouvoir la médiation à l’échelle mondiale. Washington a indiqué que d’autres États ont depuis rejoint l’initiative.

La première réunion du Conseil pour la paix  est prévue le 19 février à Washington, au niveau des dirigeants.

Selon les médias italiens, Antonio Tajani pourrait finalement représenter Rome lors de cette rencontre, sans qu’une décision définitive n’ait encore été annoncée.

Abordant plus largement les relations transatlantiques, Giorgia Meloni a souligné l’importance de la coopération entre l’Europe et les États-Unis, qualifiant la période actuelle de « très complexe ».

Elle a plaidé pour un renforcement de ce qui unit les deux rives de l’Atlantique, plutôt que des divisions.

Elle a également soutenu les appels en faveur d’un engagement accru de l’Europe en matière de sécurité, notamment au sein du pilier européen de l’OTAN, tout en prenant ses distances avec les critiques politiques visant le président américain Donald Trump et son mouvement MAGA, estimant que ces jugements relèvent des débats partisans et non des institutions de l’Union européenne.

*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir 


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