L'Iran affirme qu'aucune négociation n'est possible « sous la menace » face au renforcement militaire américain
- « Les pourparlers ne pourront avoir lieu que lorsque les menaces et les exigences excessives seront écartées », déclare Abbas Araghchi
Istanbul
AA / Istanbul / Rania Abushamala
Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré mercredi que la diplomatie ne peut aboutir sous la pression militaire et les « menaces », alors que le président américain Donald Trump multipliait les allusions à une frappe militaire contre Téhéran.
« Notre position est claire : recourir à la menace militaire pour mener une diplomatie ne peut être ni efficace ni utile », a déclaré Abbas Araghchi dans des propos rapportés par l'agence de presse officielle IRNA.
« S'ils veulent que des négociations s'engagent, ils doivent absolument renoncer aux menaces, aux exigences excessives et à la formulation de questions irrationnelles. »
Mardi, le président américain Donald Trump a affirmé qu'une autre « armada » se dirigeait vers l'Iran, laissant entendre que Téhéran cherchait une solution diplomatique avec Washington.
Araghchi a déclaré que les négociations obéissent à des principes et a insisté sur le fait qu'elles doivent être menées « sur un pied d'égalité, dans le respect mutuel et dans l'intérêt des deux parties ».
« Qu'une des parties cherche à atteindre ses objectifs par la force est inacceptable », a-t-il déclaré. « Ce n'est pas de la diplomatie. »
« Négocier sous la menace n'a aucun sens », a déclaré Araghchi. « Les pourparlers ne peuvent avoir lieu que lorsque les menaces et les exigences excessives sont mises de côté. »
Le chef de la diplomatie américaine a indiqué que des contacts sont en cours avec les pays de la région afin de prévenir une éventuelle guerre.
« Nos contacts avec eux sont réguliers et continus », a-t-il affirmé. « Leurs ambassadeurs ici sont en contact direct avec le ministère des Affaires étrangères. Je suis en contact avec les ministres ; hier soir, je me suis entretenu avec le ministre des Affaires étrangères du Qatar. »
Araghchi a ajouté qu'il existe un large consensus régional selon lequel toute menace militaire « déstabiliserait l'ensemble du Moyen-Orient, compte tenu notamment de la nature de la présence américaine dans la région ».
« Cette compréhension partagée existe dans toute la région », a-t-il déclaré. « La région est totalement opposée aux menaces militaires, et chacun est convaincu que l'instabilité engendrerait des difficultés majeures. C'est pourquoi les pays de la région s'y opposent. »
Les tensions entre Téhéran et Washington se sont exacerbées suite aux manifestations antigouvernementales en Iran. L'administration américaine a affirmé que toutes les options, y compris une intervention militaire, restaient envisagées.
Les responsables iraniens ont averti que toute attaque américaine entraînerait une riposte « rapide et massive ».
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz
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