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L'Inde menace de "récupérer" des parties du Cachemire contrôlés par le Pakistan

- Déclaration du ministre de la Défense indien, Rajnath Singh, lors d'un rassemblement commémorant le débarquement des troupes indiennes dans le Cachemire administré par l'Inde le 24 octobre 1947

Ekip  | 27.10.2022 - Mıse À Jour : 29.10.2022
L'Inde menace de "récupérer" des parties du Cachemire contrôlés par le Pakistan

Jammu and Kashmir

AA / Srinagar, Jammu-et-Cachemire / Hilal Mir

Le ministre indien de la Défense, Rajnath Singh, a déclaré, jeudi, que l'histoire de l'Inde verra son dénouement le jour où elle "récupérera" les régions du Cachemire et du Gilgit-Baltistan administrées par le Pakistan.

Singh s'exprimait lors d'un rassemblement à Srinagar, pour commémorer le débarquement des forces armées indiennes au Cachemire administré par l'Inde il y a 75 ans.

New Delhi a longtemps soutenu que les forces indiennes avaient été déployées après l'arrivée dans la région de populations tribales de la province voisine de la Frontière du Nord-Ouest (aujourd'hui Khyber Pakhtunkhwa), le souverain dogra hindou Hari Singh ayant demandé de l'aide.

Le 27 octobre 1947, les troupes indiennes se sont positionnées dans la plus grande ville du Cachemire, Srinagar, après que l'Inde et le Pakistan ont obtenu leur indépendance du régime colonial britannique.

Depuis lors, la vallée picturale est une pomme de discorde entre les deux grands rivaux nucléaires qui se sont livrés deux véritables guerres - en 1948 et 1965 - et une escarmouche de trois semaines à Kargil, au Cachemire.

À la suite de ces premiers affrontements, le Jammu-et-Cachemire divisé devient un différend avéré reconnu par l'ONU, qui fait rage depuis 32 ans sous la forme d'une insurrection anti-indienne.

Alors qu'un tiers de la région, connue sous le nom d'Azad Cachemire, est administré par le Pakistan, les deux tiers de la vallée himalayenne contestée sont contrôlés par l'Inde.

L'anniversaire de cette opération indienne est célébré par les Pakistanais et les Cachemiris comme un "jour noir", tandis que l'Inde le commémore comme "Shaurya Divas

Alors que l'Inde célèbre ce jour comme "Shaurya Divas" ou Journée de la bravoure, ce jour est considéré comme un "jour noir" au Cachemire. À l'appel des dirigeants pro-liberté, les Cachemiris fermaient les magasins et les entreprises ce jour-là, jusqu'au 5 août 2019, date à laquelle le gouvernement indien a supprimé le statut d'autonomie de la région et emprisonné la plupart des leaders partisans de la liberté.

"Je souhaiterais demander au Pakistan quels droits il a accordés à la population dans les zones qu'il a occupées. Le Pakistan verse des larmes de crocodile au nom des droits de l'homme mais nous savons pertinemment de quelle manière il est concerné par les populations de ces régions", a déclaré Singh.

"On nous rapporte souvent des actes inhumains commis contre les ressortissants indiens là-bas et le Pakistan est totalement responsable des violations des droits de l'homme dans le Cachemire occupé par ce pays. L'histoire montre que les régimes et les dirigeants qui ont exercé une oppression envers le peuple doivent en payer le prix. Le Pakistan sème les graines de l'atrocité dans le Cachemire occupé et dans les temps à venir, il en récoltera les conséquences", a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : "Notre parcours s'achèvera avec la mise en œuvre d'une résolution adoptée par le Parlement indien le 22 février 1949, selon laquelle le Cachemire administré par le Pakistan, le Gilgit et le Baltistan font partie de l'Inde".

"Ce n'est qu'alors que les rêves de Shankaracharya et de Sardar Vallabbhai Patel seront réalisés", a déclaré Singh.

Shankaracharya est un sage hindou du huitième siècle qui aurait visité le Cachemire lorsque celui-ci était presque entièrement hindou. Sardar Patel est une icône de la droite hindoue et le tout premier titulaire du ministère de l'Intérieur de l'Inde, qui a intégré des centaines d'États princiers de l'Inde britannique dans l'Union indienne après 1947.

"Avec l'aide des habitants de cette région et des forces armées, le jour où ces promesses seront tenues n'est pas bien loin", a conclu Rajnath Singh.


*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj

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