Mohammed Maher Ben Romdhane
20 Novembre 2019•Mise à jour: 20 Novembre 2019
AA / Beyrouth / Raya Chertouni
Les autorités libanaises ont procédé, dans la matinée de mercredi, à la libération de 12 manifestants interpellés, mardi, lors d’affrontements contre les forces de l’ordre sur la place Riad el-Solh dans le centre de Beyrouth.
La place en question a connu dans la soirée de mardi des affrontements entre des dizaines de manifestants et les brigades anti-émeutes de la police libanaise. Les manifestants ont, en effet, tenté de s’introduire dans le siège du parlement libanais. 6 manifestants ont, ainsi, été blessés et 12 autres arretés.
Ces affrontements ont coïncidé avec une marche estudiantine dans les rues de Tripoli (Nord) en soutien au mouvement de protestations qui se poursuit depuis 35 jours. Des chants révolutionnaires et des slogans encourageant la protestation ont été scandés.
Les Libanais ont également manifesté dans le district d’Akkar (Nord) où ils ont fait la tournée des établissements publics pour accentuer la pression sur la classe politique au pouvoir. Les accès aux deux entreprises publiques de l’électricité et des ressources hydrauliques ont été bloqués à Sidon.
Il s’agit du deuxième mois de manifestations antigouvernementales au Liban où la crise politique se poursuit avec le retard des consultations parlementaires nécessaires à la désignation d’un nouveau chef de gouvernement après la démission de Saad Hariri le 29 octobre 2019.
La situation a empiré avec le retrait de l’ancien ministre Mohammed Safadi, principal candidat à la succession de Hariri. Safadi a motivé son retrait par le fait qu’il serait "difficile de former un gouvernement homogène bénéficiant du soutien de tous les acteurs politiques".