Mourad Belhaj
20 Novembre 2019•Mise à jour: 20 Novembre 2019
AA / Beyrouth / Raya Shartouni
Le procureur financier libanais a mis en examen, mercredi, trois anciens ministres des Télécommunications pour corruption.
Selon l'agence de presse libanaise officielle, "le procureur des finances, le juge Ali Ibrahim, a affirmé que les anciens ministres des Communications, Nicolas Sahnawi et Boutros Harb et Jamal al-Jarrah, avaient été déférés devant la Haute Cour de justice qui juge les présidents et les ministres".
Elle a ajouté: "Le procureur général a également poursuivi les directeurs des compagnies Alfa et Touch et le directeur général d'Ogero (affilié au ministère des Communications) pour "enrichissement illicite, dilapidation et détournements de fonds publics", et a renvoyé l'affaire devant le premier juge d'instruction de Beyrouth. "
Jamal al-Jarrah, ministre de l'Information au sein du gouvernement par intérim, a déclaré que le procureur "n'a pas le droit d'engager des poursuites, mais de transférer le dossier devant le Parlement qui, lui, examine la question des poursuites, sachant qu'elle requiert l'approbation des deux tiers de la Chambre", a-t-il déclaré.
Il y a quelques jours, des sources proches du procureur général libanais ont déclaré que "dans les prochains jours, des personnalités de toutes les forces politiques seront convoquées".
Les sources, qui ont requis l’anonymat, ont confirmé, dans un entretien avec Anadolu, que "toutes les personnes et tous les fonctionnaires soupçonnés de corruption vont être entendus dans des audiences judiciaires et qu’il n’y aura pas d’exception".
le Liban est, depuis le 17 octobre, témoin d'un mouvement populaire sans précédent qui paralyse le pays, avec la fermeture d'établissements d'enseignement et de banques, dans les deux premières semaines d'un mouvement visant à demander des comptes à la classe politique corrompue et au pouvoir.