AA/ Beyrouth/ Hamza Tekin
Les employés de la fonction publique au Liban ont observé mercredi, une grève générale après le report de l’adoption du projet de loi portant sur l’augmentation de leurs salaires.
C’est le quatrième mouvement des fonctionnaires du secteur public durant ces trois dernières semaines.
A Beyrouth, comme dans d’autres zones du Liban, les agents de l'administration publique ont cessé leur activité. De même, les écoles et tous les établissements publics ainsi que certaines écoles du secteur privé ont fermé leurs portes.
Des dizaines de membres de l’Instance de coordination syndicale ont observé un sit-in devant le siège du ministère de l’éducation, à Beyrouth. Ils ont accusé les députés qui rejettent ce projet de loi d'être «soumis aux barons du capital et aux instances économiques ».
La Chambre des députés a voté mardi soir, le report de l’examen du dit projet de loi de 15 jours et la formation d’une commission pour l’étude du texte.
Le Liban a vécu deux autres mercredi de grève durant les deux dernières semaines pour réclamer l’adoption des augmentations salariales.
Depuis une année, l’organisation syndicale libanaise revendique ces augmentations alors que les instances économiques rejettent la demande à cause de ses répercussions négatives sur le budget du pays. Le poids financier de cette augmentation des salaires est estimé à plus de 2 milliards de dollars, selon ces instances.
Cette éventuelle révision des salaires bénificiera à 180 mille employés, selon les statistiques du ministère libanais des Finances.
L’ensemble du secteur public emploie près de 270 milles fonctionnaires et agents, soit 20% de la force active au Liban, selon les données du gouvernement libanais