Mona Saanouni
20 Octobre 2019•Mise à jour: 21 Octobre 2019
AA/Beyrouth
Le président du parti « Forces libanaises », Samir Geagea, a appelé, dimanche, le Premier ministre Saad Hariri à former un nouveau gouvernement, après les développements survenus dans le pays.
C’est ce qui ressort d’une déclaration de Geagea accordée à la chaîne libanaise « Al-Jadid », dans laquelle il a prévu la démission des ministres du parti Socialiste progressiste, son allié au sein du gouvernement.
Geagea avait annoncé, samedi, la démission de 4 ministres des « Forces libanaises » du gouvernement de Hariri.
La décision, selon Geagea, revient au fait qu’ils n’ont plus confiance en la classe politique et à l’absence de volonté gouvernementale d’apporter des réformes efficaces et sérieuses.
Le président des « Forces libanaises » a appelé Hariri à former « un gouvernement totalement différent car le gouvernement actuel est inapte ».
Il a considéré que les développements survenus dans le pays ont prouvé que le gouvernement actuel ne peut rien faire.
Geagea a, d’autre part, souligné qu’il n’est plus temps de parler de réformes et qu’il est nécessaire d’aller vers une nouvelle structure et une nouvelle politique.
Le Secrétaire général du parti Socialiste progressiste, Dhafer Nacer, avait précédemment démenti, dans une déclaration à Anadolu « l’intention du parti de démissionner du gouvernement».
« Nous n’allons pas démissionner et nous négocions la proposition économique de Hariri », avait-il indiqué.
Des manifestations ont lieu au Liban, depuis jeudi, dans plusieurs régions de la capitale et dans d’autres villes.
Ces protestations se sont déclenchées à la suite de la décision gouvernementale d’introduire de nouvelles taxes dans le budget de l’année prochaine, appliquées sur les communications gratuites des téléphones mobiles ou autres, dans le but d’apporter des revenus supplémentaires à la trésorerie de l’Etat.
Il convient de noter que l’économie libanaise fait face à plusieurs défis, dont l’instabilité du marché local de change, le vacillement des réserves en dollars et l’augmentation du prix de change en marché noir à plus de 1650 livres pour 1 dollar contre un taux officiel de 1507 livres pour 1 dollar.