Les Émirats arabes unis dénoncent les attaques contre les civils au Soudan comme une « escalade dangereuse »
- Les Émirats arabes unis condamnent les attaques des FSR sur les civils à El-Fasher, les qualifiant de crime contre l’humanité, et appellent à un cessez-le-feu immédiat et à un dialogue politique pour mettre fin au conflit
Istanbul
AA / Istanbul / Mohammad Sio
Les Émirats arabes unis (EAU) ont condamné mercredi les « crimes horribles » commis contre les civils au Soudan, avertissant que les attaques visant les zones résidentielles et les infrastructures vitales représentent une « dangereuse escalade » et une violation flagrante du droit international humanitaire.
Dans un communiqué, le ministère émirati des Affaires étrangères a déclaré que ces attaques, notamment les récents actes de violence dans la ville d’El-Facher, constituent « un crime contre l’humanité » nécessitant « une position internationale unifiée et décisive » pour mettre fin à l’aggravation du conflit.
Les Forces de soutien rapide (FSR) ont pris le contrôle le 26 octobre d’El-Facher, capitale de l’État du Darfour-Nord, où elles ont commis des massacres de civils, selon des organisations locales et internationales, suscitant des craintes d’une partition géographique du pays.
Abou Dhabi a exprimé son plein soutien aux efforts régionaux et internationaux visant à instaurer une trêve humanitaire immédiate et un cessez-le-feu national pour permettre l’acheminement de l’aide et mettre fin aux souffrances des civils.
Le ministère a appelé les parties belligérantes à « assumer pleinement leurs responsabilités » pour protéger les civils et garantir un accès humanitaire rapide et sans entrave, tout en rejetant toute instrumentalisation de l’aide à des fins politiques ou militaires.
Le communiqué a salué la récente déclaration du « Quartet » pour le Soudan, composé des États-Unis, de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et de l’Égypte, qualifiée de « pas historique » définissant clairement les causes du conflit et une feuille de route : trêve humanitaire suivie d’une transition politique dirigée par des civils.
Les Émirats ont réaffirmé qu’« il n’existe pas de solution militaire » au conflit et que le consensus régional et international exprimé dans la déclaration du Quartet constitue « un soutien important à l’unité du Soudan et à la voie vers la paix ».
Abou Dhabi a renouvelé son appel à un cessez-le-feu immédiat et à un « dialogue politique global » comme unique moyen de mettre fin à la guerre, de préserver l’intégrité territoriale du pays et d’alléger la crise humanitaire touchant « le peuple frère du Soudan ».
Depuis le 15 avril 2023, les Forces armées soudanaises et les FSR s’affrontent dans un conflit qui a fait des milliers de morts et des millions de déplacés, malgré les multiples tentatives de médiation régionales et internationales.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani
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