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Les Émirats arabes unis dénoncent les attaques contre les civils au Soudan comme une « escalade dangereuse »

- Les Émirats arabes unis condamnent les attaques des FSR sur les civils à El-Fasher, les qualifiant de crime contre l’humanité, et appellent à un cessez-le-feu immédiat et à un dialogue politique pour mettre fin au conflit

Mohammad Sıo  | 05.11.2025 - Mıse À Jour : 05.11.2025
Les Émirats arabes unis dénoncent les attaques contre les civils au Soudan comme une « escalade dangereuse »

Istanbul

AA / Istanbul / Mohammad Sio

Les Émirats arabes unis (EAU) ont condamné mercredi les « crimes horribles » commis contre les civils au Soudan, avertissant que les attaques visant les zones résidentielles et les infrastructures vitales représentent une « dangereuse escalade » et une violation flagrante du droit international humanitaire.

Dans un communiqué, le ministère émirati des Affaires étrangères a déclaré que ces attaques, notamment les récents actes de violence dans la ville d’El-Facher, constituent « un crime contre l’humanité » nécessitant « une position internationale unifiée et décisive » pour mettre fin à l’aggravation du conflit.

Les Forces de soutien rapide (FSR) ont pris le contrôle le 26 octobre d’El-Facher, capitale de l’État du Darfour-Nord, où elles ont commis des massacres de civils, selon des organisations locales et internationales, suscitant des craintes d’une partition géographique du pays.

Abou Dhabi a exprimé son plein soutien aux efforts régionaux et internationaux visant à instaurer une trêve humanitaire immédiate et un cessez-le-feu national pour permettre l’acheminement de l’aide et mettre fin aux souffrances des civils.

Le ministère a appelé les parties belligérantes à « assumer pleinement leurs responsabilités » pour protéger les civils et garantir un accès humanitaire rapide et sans entrave, tout en rejetant toute instrumentalisation de l’aide à des fins politiques ou militaires.

Le communiqué a salué la récente déclaration du « Quartet » pour le Soudan, composé des États-Unis, de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et de l’Égypte, qualifiée de « pas historique » définissant clairement les causes du conflit et une feuille de route : trêve humanitaire suivie d’une transition politique dirigée par des civils.

Les Émirats ont réaffirmé qu’« il n’existe pas de solution militaire » au conflit et que le consensus régional et international exprimé dans la déclaration du Quartet constitue « un soutien important à l’unité du Soudan et à la voie vers la paix ».

Abou Dhabi a renouvelé son appel à un cessez-le-feu immédiat et à un « dialogue politique global » comme unique moyen de mettre fin à la guerre, de préserver l’intégrité territoriale du pays et d’alléger la crise humanitaire touchant « le peuple frère du Soudan ».

Depuis le 15 avril 2023, les Forces armées soudanaises et les FSR s’affrontent dans un conflit qui a fait des milliers de morts et des millions de déplacés, malgré les multiples tentatives de médiation régionales et internationales.

*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani

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