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Les réserves de la police grecque en bombes lacrymogènes sont sur le point de s’épuiser

Après un usage intensif contre les migrants

Mona Saanouni   | 06.03.2020
Les réserves de la police grecque en bombes lacrymogènes sont sur le point de s’épuiser

Gümülcine

AA/ Gumuljina (Grèce)

Les réserves de la police grecque en bombes lacrymogènes sont sur le point de s’épuiser, jeudi, après leur usage intensif contre les réfugiés syriens, ont rapporté des médias locaux.

La police grecque a intensifié, au cours des derniers jours, l’usage des bombes lacrymogènes, des balles réelles et des balles en caoutchouc contre les réfugiés rassemblés à la frontière de la Grèce pour les empêcher d’accéder à l’Europe.

Les médias locaux ont indiqué le gouvernement compte importer des quantités de bombes lacrymogènes et d’autres produits utilisés pour disperser les rassemblements, après l’épuisement des réserves.

La police grecque utilise entre 700 et 1000 bombes lacrymogènes, chaque jour, aux frontières terrestres et maritimes contre les demandeurs d'asile.

Le gouvernement grec a annoncé, dans ce contexte, qu’il envisage de construire une barrière de 15 kilomètres le long des frontières avec la Turquie, pour empêcher les réfugiés de passer en Europe.

Des sources sécuritaires ont précisé que la construction de la nouvelle barrière s'achèvera dans quelques semaines, en continuité à une barrière déjà construite dans la région.

La Grèce avait posé du fil barbelé sur 12.5 kilomètres, dans la région de la Nouvelle Bosnie, dans la ville d’Evros, aux frontières avec la Turquie, en 2012.

La barrière est contrôlée en coopération avec l’Agence européenne de garde-frontières, par des caméras thermiques.

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