Les Pays-Bas expriment leur opposition à l’offensive terrestre israélienne imminente à Rafah
- Une telle opération entraînerait une «catastrophe humanitaire encore plus grave», selon la ministre néerlandais des Affaires étrangères

Atina
AA/ Athènes/ Ahmet Genctürk
Les Pays-Bas ont exprimé dimanche, leur ferme opposition à une offensive terrestre israélienne imminente à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.
Notant que Rafah accueille un grand nombre de Palestiniens ayant fui d’autres zones de l’enclave assiégée de Gaza, la ministre des Affaires étrangères, Hanke Bruins Slot a déclaré sur X ce qui suit: "Difficile d’imaginer comment des opérations militaires à grande échelle dans une zone aussi densément peuplée ne pourraient pas conduire à de nombreuses victimes civiles et à une plus grande catastrophe humanitaire".
"C'est injustifiable", a-t-elle souligné.
Et d'ajouter: "Il relève de la plus haute importance que les négociations aboutissent rapidement à un cessez-le-feu humanitaire temporaire, et finalement à une cessation durable des hostilités".
Vendredi, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a ordonné à l'armée de soumettre un double plan visant à évacuer les résidents palestiniens de Rafah, qui abrite plus d'un million d'habitants cherchant refuge en raison de la guerre, et à vaincre les «bataillons restants du Hamas».
Les Palestiniens ont cherché refuge à Rafah alors qu'Israël pilonnait le reste de l'enclave à la suite d'une attaque surprise perpétrée le 7 octobre par le mouvement de résistance palestinienne, le Hamas. Les bombardements israéliens qui ont suivi ont tué plus de 28 000 personnes et provoqué des destructions massives et des pénuries de produits de première nécessité.
L’offensive israélienne a provoqué le déplacement interne de 85% de la population de Gaza, dans un contexte de pénurie aiguë de nourriture, d’eau potable et de médicaments, tandis que 60% des infrastructures de l’enclave ont été endommagées ou détruites, selon l’ONU.
Fin 2023, l’Afrique du Sud a déposé une plainte auprès de la Cour internationale de Justice (CIJ), accusant Israël de ne pas avoir respecté ses engagements au titre de la Convention sur le génocide de 1948.
Le tribunal de l’ONU, dans sa décision provisoire de janvier, a jugé que les affirmations de l’Afrique du Sud étaient plausibles. Il a donc ordonné que des mesures provisoires soient prises pour que le gouvernement israélien renonce à tout acte de génocide et prenne des mesures pour garantir que l’aide humanitaire soit fournie aux civils de Gaza.
*Traduit de l'anglais par Malèk Jomni
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