Les ministres des Affaires étrangères du G7 menacent Téhéran de « mesures restrictives supplémentaires »
- Dans une déclaration commune, les chefs de la diplomatie du G7 et la haute représentante de l’Union européenne se disent « vivement préoccupés par l’évolution de la situation relative aux manifestations en cours en Iran »
Istanbul
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Les ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni ainsi que la haute représentante de l’Union européenne (UE) ont affirmé, mercredi, être « vivement préoccupés par l’évolution de la situation relative aux manifestations en cours en Iran ».
« Nous nous opposons fermement à l’intensification de la répression brutale exercée par les autorités iraniennes contre le peuple iranien, qui fait preuve de courage depuis la fin du mois de décembre 2025 en exprimant ses aspirations légitimes à une vie meilleure, à la dignité et à la liberté », peut-on lire dans cette déclaration commune relayée par le Quai d’Orsay.
« Nous sommes profondément inquiets face au nombre élevé de morts et de blessés dont il est fait état. Nous condamnons le recours délibéré à la violence et le fait que des manifestants soient tués, détenus de manière arbitraire et subissent des tactiques d’intimidation des forces de sécurité », poursuivent les responsables politiques, qui se disent prêts « à imposer des mesures restrictives supplémentaires si l’Iran poursuit la répression des manifestations et de la contestation, en violation du droit international relatif aux droits de l’homme et de ses obligations internationales ».
Cette déclaration intervient alors que plusieurs pays européens ont déjà convoqué pour condamner la répression « intolérable » des manifestations en cours en Iran. Les manifestations ont débuté en Iran fin décembre 2025 sur fond de détérioration de la valeur de la monnaie locale et d'aggravation de la crise économique. Elles ont commencé à Téhéran avant de s'étendre à plusieurs villes.
Les violences se sont intensifiées et les institutions de l'État ont été prises pour cible, tandis que les autorités iraniennes ont coupé le service Internet à travers le pays le 9 janvier courant.
Alors que les autorités n'ont pas annoncé de bilan officiel des victimes, l'agence iranienne des droits de l'homme "HRANA" (basée aux États-Unis) a rapporté que 2 550 personnes avaient été tuées, dont 147 membres des forces de sécurité, plus de mille blessées et environ 18 000 arrêtées.
En revanche, Téhéran a accusé Washington de chercher, par le biais de sanctions, de pressions, de l'incitation aux troubles et de la propagation du chaos, à trouver un prétexte pour une intervention militaire et un changement de régime.
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