Les ministres de l’Énergie du G7 se réunissent à Paris face à la crise pétrolière
- Le ministre français de l’Économie évoque la possibilité d’un recours aux stocks mondiaux pour calmer la flambée des prix du pétrole dans un contexte de tensions au Moyen-Orient
Istanbul
AA/ Istanbul / Sanaa Amir
Les ministres de l’Énergie du G7, réuni mercredi, devrait « sans doute » discuter du déblocage des stocks stratégiques de pétrole, a déclaré le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, sur BFMTV/RMC.
Cette annonce fait suite aux déclarations des ministres de l’Énergie du G7, affirmant être « prêts » à prendre « toutes les mesures nécessaires » en coordination avec l’Agence internationale de l'énergie (IAE).
Les ministres du G7 ont souligné dans un communiqué publié mercredi matin : « Nous soutenons en principe la mise en œuvre de mesures proactives pour remédier à la situation, y compris le recours aux réserves stratégiques ». Cette réunion faisait suite à leur rencontre la veille à Paris, dans un contexte de guerre au Moyen-Orient et de forte instabilité des prix du pétrole.
Pour l’instant, « la décision n'est pas prise de libérer ce qu'on appelle nos stocks stratégiques mondiaux », a toutefois précisé Roland Lescure. L’objectif affiché reste de « s'assurer que dans des zones où il y a des tensions d'approvisionnement (...), on puisse intégrer le fait que le marché se libère », ce qui permettrait de « faire baisser les cours ».
Selon le Wall Street Journal, l’IAE envisagerait un recours « sans précédent » aux réserves stratégiques pour limiter la flambée des prix. Ce déblocage pourrait dépasser les 182 millions de barils mis sur le marché par les pays membres de l’IAE en 2022, lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Pour renforcer la sécurité de l’approvisionnement, Roland Lescure a ajouté : « Il faut donner un message très clair: si on ne peut pas rouvrir le détroit d'Ormuz, on va le remplacer par d'autre pétrole qui viendra d'ailleurs et qui va circuler dans le monde ».
Après plusieurs jours de flambée jusqu’à près de 120 dollars le baril lundi, les cours du brut ont finalement chuté mardi, à la suite des déclarations de Donald Trump affirmant que la guerre avec l’Iran était « quasiment » terminée.
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