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Les États-Unis renforcent leur présence militaire au Moyen-Orient malgré les discussions avec l’Iran

- Le Pentagone a confirmé qu’un deuxième groupe aéronaval sera déployé dans la région, tandis que le USS Abraham Lincoln y est déjà présent et que le USS Gerald R. Ford se dirige actuellement vers la zone

Adama Bamba  | 16.02.2026 - Mıse À Jour : 16.02.2026
Les États-Unis renforcent leur présence militaire au Moyen-Orient malgré les discussions avec l’Iran

Istanbul

AA / Moyen-Orient

Les États-Unis ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient malgré les contacts diplomatiques en cours avec l’Iran, en déployant des moyens supplémentaires navals et aériens dans la région.

Le Pentagone a confirmé l’envoi d’un deuxième groupe aéronaval dans la zone, alors que le "USS Abraham Lincoln" est déjà opérationnel et que le "USS Gerald R. Ford" est en route. Le déploiement comprend des "destroyers lance-missiles", des avions de combat avancés, des plateformes de renseignement et des systèmes de défense aérienne et antimissile renforcés sur les bases clés du Commandement central américain (CENTCOM).

Selon des responsables américains, ces mouvements visent avant tout à protéger le personnel américain et à renforcer la dissuasion. Des escadrons de chasse supplémentaires ont été repositionnés depuis l’Europe, tandis que les systèmes de défense "Patriot" et "THAAD" ont été renforcés ou rendus plus mobiles au Qatar et dans d’autres sites régionaux. Les images satellites et les déclarations officielles indiquent une activité accrue sur les bases au Qatar, en Jordanie et ailleurs dans la région.

Cette montée en puissance intervient après des réaffectations précédentes qui avaient réduit la présence américaine au Moyen-Orient. Les autorités iraniennes ont averti qu’une attaque déclencherait une riposte décisive, tandis que Washington insiste sur le fait que les efforts diplomatiques se poursuivent parallèlement aux déploiements militaires.

L’Iran et les États-Unis ont repris leur diplomatie nucléaire indirecte à Mascate le 6 février sous médiation omanaise, près de huit mois après la suspension des discussions suite à une attaque israélienne contre l’Iran qui avait déclenché une guerre de 12 jours.

Les évaluations des deux parties se sont montrées positives après cette dernière série de discussions, qui s’est tenue dans un contexte de tensions accrues en raison du renforcement militaire américain dans le Golfe Persique.

Un sujet largement relayé dans les médias concerne le sort de 400 kg d’uranium enrichi, des rapports laissant entendre que les États-Unis auraient demandé à l’Iran de le transférer vers un pays tiers.

Le chef de l’agence nucléaire iranienne, Mohammad Eslami, a déclaré lundi que l’Iran était prêt à diluer l’uranium enrichi à 60 % si toutes les sanctions étaient levées par Washington.

Cependant, il a écarté les spéculations sur un transfert de l’uranium hors du pays, affirmant que cette question était poussée par des « groupes de pression » hostiles à l’Iran.

* Traduit de l'anglais par Adama Bamba

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