Le Royaume-Uni autorise les États-Unis à utiliser ses bases pour frapper des sites iraniens visant le détroit d’Ormuz
- Le gouvernement condamne « l’élargissement des cibles par l’Iran pour inclure la navigation internationale », indique le communiqué
Greater London
AA / Londres / Aysu Bicer
Le Royaume-Uni a approuvé l’extension de l’accès des États-Unis à des bases britanniques pour des opérations visant les capacités de missiles iraniennes menaçant la navigation dans le détroit d’Ormuz, a déclaré Downing Street.
Dans un communiqué, le gouvernement a indiqué que lors d’une réunion tenue vendredi, les ministres du Cabinet « ont confirmé que l’accord permettant aux États-Unis d’utiliser les bases britanniques dans le cadre de la défense collective de la région inclut des opérations défensives visant à réduire les sites et capacités de missiles utilisés pour attaquer des navires dans le détroit d’Ormuz ».
Le gouvernement a souligné que « les principes guidant l’approche du Royaume-Uni face au conflit restent inchangés » et a appelé à une « désescalade urgente et à une résolution rapide de la guerre ».
Les ministres du Cabinet « ont condamné l’élargissement par l’Iran de ses cibles pour inclure la navigation internationale. Ils ont convenu que les frappes irréfléchies de l’Iran, y compris sur des navires enregistrés sous le Red Ensign (registre britannique des navires) et ceux de nos alliés proches et partenaires du Golfe, risquaient de pousser davantage la région dans la crise et d’aggraver l’impact économique ressenti au Royaume-Uni et dans le monde entier ».
Sur le réseau social américain X, la cheffe de l’opposition conservatrice, Kemi Badenoch, a qualifié la décision de « mère de tous les revirements ».
Depuis le début de l’offensive américaine et israélienne à haute intensité le 28 février, le Royaume-Uni est passé d’un refus initial d’accès aux bases à une intégration logistique et opérationnelle profonde.
« Tout en prenant les mesures nécessaires pour nous défendre et défendre nos alliés, nous ne serons pas entraînés dans la guerre plus large », a déclaré lundi le Premier ministre Starmer, ajoutant que le gouvernement britannique continuerait à œuvrer pour mettre fin aux combats.
Cependant, le rôle croissant du Royaume-Uni dans le conflit suscite un débat grandissant sur la difficulté de maintenir cette distinction.
Les hostilités régionales au Moyen-Orient se sont intensifiées depuis qu’Israël et les États-Unis ont lancé une offensive conjointe contre l’Iran le 28 février, ayant fait jusqu’à présent environ 1 300 morts, dont l’ancien guide suprême Ali Khamenei.
L’Iran a riposté par des attaques de drones et de missiles à travers la région et a pratiquement fermé le détroit d’Ormuz à la plupart des navires, une voie clé pour le transit pétrolier qui gère normalement environ 20 millions de barils par jour et environ 20 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz
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